Trump reproche au Royaume-Uni de privilégier Bruxelles sur les relations commerciales avec l’Amérique.

« Eh, vous êtes libres de l’UE » : Les États-Unis reprochent au Royaume-Uni son choix en matière de normes commerciales

Dans un entretien accordé au Financial Times, Jamieson Greer, représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), a exprimé son incompréhension face au refus du Royaume-Uni d’accepter des biens conformes aux normes américaines, malgré sa sortie de l’Union européenne. Greer a souligné que le Royaume-Uni avait choisi « Bruxelles plutôt que l’Amérique », regrettant que Londres n’exploite pas pleinement la liberté offerte par le Brexit pour renforcer ses relations commerciales avec les États-Unis.

Greer a déclaré : « C’est ainsi que nous l’interprétons. Pourquoi ne pas libéraliser un peu, accepter des biens conformes aux normes américaines, accepter des produits agricoles conformes aux normes américaines ? » Il a également évoqué une réponse des autorités britanniques indiquant qu’elles devaient attendre de voir ce que l’UE en dirait, ce qui, selon lui, pose problème.

Au moment où le Royaume-Uni cherche à approfondir son accord commercial avec Washington, l’administration américaine semble imposer un ultimatum : choisir entre l’UE et les États-Unis.

Le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a plaidé pour un renforcement des relations entre le Royaume-Uni et l’UE lors de la récente visite à Londres du président français Emmanuel Macron. Un sommet entre l’UE et le Royaume-Uni est prévu d’ici la fin de l’année pour explorer ce rapprochement, plus de six ans après le départ britannique.

Des accords commerciaux ont déjà été signés entre les deux pays, notamment un accord limitant à 10 % les droits de douane sur les produits britanniques en échange d’une ouverture du marché britannique à certains produits américains. Cependant, des points de blocage subsistent, notamment concernant l’accès des États-Unis au marché agricole britannique, qui reste très limité.

Cette situation soulève des questions sur l’avenir des relations commerciales entre le Royaume-Uni et les États-Unis, ainsi que sur l’impact du Brexit sur les choix économiques britanniques.

Source : Financial Times

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