Le combat continue : Supersero cesse sa grève de la faim, mais attend des actions concrètes
Le Niçois Nicolas Aragona, connu sous le nom de Supersero, a mis fin à sa grève de la faim entamée le 24 août après avoir rencontré Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, le 2 septembre à Paris. Malgré cette décision, il appelle désormais à des actions politiques concrètes pour lutter contre la sérophobie.
Aurore Bergé a déclaré sur son compte X (anciennement Twitter) : « La sérophobie n’est pas une haine comme les autres. Elle isole, instille la peur, marginalise et peut conduire au pire. » Elle a exprimé son engagement à ne pas laisser les personnes vivant avec le VIH subir la haine et la stigmatisation.
Nicolas Aragona a partagé son ressenti après la réunion, affirmant : « On est sortis de la réunion contents, puis en réfléchissant, on s’est dit qu’en fait, on n’avait rien compris. Donc le combat continue. » Il insiste sur la nécessité d’avoir des élus aux côtés des militants pour que des propositions de lois soient élaborées.
Actuellement, aucune date précise n’a été fixée pour un suivi avec la ministre, bien qu’elle ait promis d’encourager une évolution des mentalités sur ce sujet. Elle a déclaré : « Nous allons tout renforcer : la formation, l’accès aux soins, la prévention, la lutte contre la haine et les discriminations. »
Le 3 septembre, Nicolas Aragona a exprimé sa tristesse après le suicide d’une personne vivant avec le VIH, soulignant l’urgence de la situation. Un rendez-vous est prévu le 5 septembre avec des sénateurs et élus, avec l’espoir de la présence du maire de Paris.
Selon Santé Publique France, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité en 2024. Supersero rappelle que l’invisibilisation et la discrimination peuvent engendrer des comportements autodestructeurs chez les personnes vivant avec le VIH, soulignant ainsi l’importance de rendre cette réalité visible dans l’espace public.
Un hommage sera rendu aux personnes victimes de sérophobie par une minute de silence suivie d’une minute les bras levés, portant des bracelets rouges.
Source : ICI Côte d’Azur, Santé Publique France

