Violences sexuelles dans le périscolaire : plainte de familles contre Hidalgo et Grégoire

Violences sexuelles dans le périscolaire parisien : Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire visés par la plainte de plusieurs familles

Violences sexuelles dans le périscolaire parisien : Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire visés par une plainte collective

Un nouveau chapitre judiciaire s’ouvre dans l’affaire des violences présumées au sein du périscolaire parisien. Le 4 septembre 2026, plus de quinze familles ont déposé plainte contre plusieurs personnes, dont le maire de Paris Emmanuel Grégoire et son prédécesseur Anne Hidalgo. Ces parents, dont les enfants fréquentent diverses écoles de la capitale, dénoncent des faits de violences et d’atteintes sexuelles qui auraient eu lieu durant les temps périscolaires. À ce stade, ces accusations doivent encore être examinées par la justice.

Les familles veulent savoir ce que la mairie connaissait

Accompagnées par l’association MeTooEcole, les familles ne se contentent pas de demander une enquête sur les faits rapportés. Elles souhaitent également que la justice détermine à quel moment les responsables municipaux ont été informés des dysfonctionnements présumés et quelles mes ont été prises. Leur démarche vise à éclaircir comment la Ville de Paris a traité les alertes concernant la sécurité des enfants. Les plaignants suspectent une réaction insuffisante de la municipalité face aux signalements effectués au fil des années.

Selon un collectif d’avocats interrogé par l’AFP, la plainte a été déposée auprès du parquet de Paris. Elle vise plusieurs personnes, dont Anne Hidalgo, maire de la capitale entre 2014 et 2026, et Emmanuel Grégoire, qui lui a succédé en mars 2026. Le dépôt d’une plainte ne préjuge cependant pas de la responsabilité des personnes concernées. Il appartient désormais au parquet de déterminer les suites à donner à cette procédure.

Le périscolaire parisien secoué par de nombreuses accusations

Depuis plusieurs mois, des familles parisiennes témoignent de violences physiques ou sexuelles présumées commises sur des enfants lors d’activités organisées en dehors des heures de classe. Ces accusations concernent le périscolaire, qui est sous la responsabilité de la municipalité, et non les heures d’enseignement gérées par l’Éducation nationale. À Paris, ces activités mobilisent plusieurs milliers d’agents auprès des enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires.

En juin 2026, Emmanuel Grégoire avait annoncé que 132 agents du périscolaire avaient été suspendus depuis le début de l’année, dont 52 en raison de soupçons de violences sexuelles. Ces suspensions sont des mes de protection et ne permettent pas, à elles seules, de conclure à la culpabilité des personnes concernées.

Source : AFP

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