C’est l’ensemble de l’économie française qu’on doit revoir : Monique Barbut face au bilan de l’été le plus chaud
Le 3 septembre 2026, au siège de Météo-France, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a dressé un bilan alarmant de l’été 2026, décrit comme le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mes en 1900. La température moyenne a atteint 24 °C, soit 3,6 °C au-dessus des normales de la période 1991-2020. Près de 45 % du territoire a enregistré des températures supérieures à 40 °C, avec trois vagues de chaleur durant 53 jours, contre 33 jours en 2022.
Cet été a également été marqué par une sécheresse sévère, étant le deuxième moins pluvieux depuis 1959, avec un déficit de près de 40 %. Les sols français n’ont jamais été aussi secs, et les températures de surface en mer ont atteint des niveaux sans précédent. Pendant 74 jours consécutifs, au moins un département a été classé en danger élevé de feu de forêt. En termes d’ensoleillement, l’été 2026 a partagé avec 1949 le titre d’été le plus ensoleillé, avec un excédent de 20 %.
Barbut a rendu hommage aux quatre pompiers décédés durant cet été, aux soignants et aux agriculteurs, tout en appelant à une solidarité nationale face à cette crise climatique. Elle a souligné que cet été aurait été « quasi impossible » sans le réchauffement climatique causé par les activités humaines, qui a ajouté environ 5 °C aux températures estivales de l’ère préindustrielle.
Les prévisions indiquent que les vagues de chaleur pourraient occuper un tiers de l’année à l’avenir, avec des étés potentiellement dépassant les cent jours de chaleur extrême. Monique Barbut a averti que la France n’était pas prête à affronter de telles conditions et a évoqué la nécessité de revoir l’ensemble de l’économie française. Elle a insisté sur l’importance de l’adaptation aux nouvelles réalités climatiques sans négliger la nécessité de décarboner l’économie.
La ministre a annoncé un programme d’investissements pour les cinq prochaines années, avec un appel à mobiliser l’épargne des Français pour financer ces initiatives. Elle a également souligné que chaque euro investi doit tenir compte des réalités climatiques actuelles.
La situation met en lumière les défis croissants auxquels la France doit faire face en raison du changement climatique, appelant à une action urgente et coordonnée à tous les niveaux de la société.
Source : Météo-France, 3 septembre 2026
