Fin de la cantine gratuite à Saint-Savin : Une décision controversée
À Saint-Savin, en Gironde, la nouvelle maire Rassemblement national, Frédérique Joint, a mis fin à la gratuité de la cantine pour les familles les plus modestes. Cette décision, effective depuis le 1er septembre, s’accompagne de nouvelles pénalités pour les retards, provoquant l’incompréhension et la colère des parents d’élèves.
La commune, qui compte un peu plus de 3 500 habitants, a recalculé les tarifs de la cantine. Auparavant, la cantine était entièrement gratuite pour environ 30 enfants issus de familles à faibles revenus sur un total de 400 élèves. Désormais, le coût d’un repas pour ces familles sera d’au moins un euro.
Frédérique Joint justifie cette me en soulignant que « la gratuité est toujours une fausse gratuité, il y a toujours quelqu’un qui paie ». Elle évoque le coût global du service, incluant la préparation des repas et l’entretien des installations, récemment rénovées pour un montant de deux millions d’euros. La maire précise que la commune rembourse encore cette somme pendant vingt-deux ans.
Les réactions des parents sont vives. Une mère déclare : « Je pense qu’elle aurait pu réaliser des économies ailleurs que sur les enfants, c’est dommage. » Un autre parent souligne que cela pourrait représenter jusqu’à 30 euros supplémentaires par mois pour une famille avec deux enfants.
En plus de la hausse des tarifs de la cantine, l’accueil périscolaire a également été modifié. Les parents devront désormais payer 12 euros en cas de dépassement d’horaire. D’autres pénalités s’appliquent également si un enfant mange à la cantine sans réservation, entraînant des frais additionnels de 3 euros.
Frédérique Joint as qu’aucune plainte n’a été reçue à ce sujet et affirme que la municipalité continue de soutenir les familles modestes via le CCAS et des moyens de paiement échelonné. Elle rappelle également que les familles à faibles revenus bénéficient d’une prime de rentrée scolaire.
Cette décision de la mairie soulève des questions sur l’accessibilité des services pour les familles en difficulté, alors que l’inflation continue d’affecter le budget des ménages.
Source : France 3 Aquitaine
