État des libertés en Guinée cinq ans après le coup d’État militaire de 2021.

Cinq ans après le coup d'Etat, l'état des libertés en Guinée

Cinq ans après le coup d’État : l’état des libertés en Guinée

Ce 5 septembre 2026 marque le cinquième anniversaire du coup d’État militaire ayant renversé l’ancien président guinéen Alpha Condé, entraînant l’arrivée de Mamadi Doumbouya à la tête du pays. Depuis lors, la situation politique et les libertés en Guinée ont connu des évolutions significatives.

À Conakry, les opinions divergent entre les partisans du pouvoir et les représentants de la société civile sur la gouvernance actuelle. Mamadi Doumbouya, ancien colonel, avait promis une transition militaire courte et s’était engagé à ne pas se présenter aux élections. Cependant, il a été investi président le 17 janvier 2026, après une élection présidentielle en décembre 2025, où il a obtenu 86,72 % des voix, suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

La disparition des partis politiques

Alseyni Sékou Bangoura, directeur de campagne de Doumbouya, affirme que la Guinée a organisé plusieurs consultations électorales importantes, permettant au pays de retrouver l’ordre constitutionnel. Toutefois, Ibrahima Balaya Diallo, acteur de la société civile, souligne que cette transition a été marquée par l’érosion des partis politiques historiques, tels que le RPG et l’UFDG. Selon lui, ces partis ont été exclus du processus politique, laissant place à de nouveaux petits partis, ce qui pourrait être perçu comme un renouvellement artificiel.

Autocen et médias sous pression

L’environnement des libertés a également été mis à l’épreuve, avec une augmentation de l’autocen et des restrictions sur les médias. Diallo note que la Haute autorité de la communication exerce une pression constante sur les acteurs de la société civile et les médias, ce qui nuit à la liberté d’expression. Il appelle à un dialogue social et politique pour améliorer la situation.

Sur le plan diplomatique, la Guinée maintient une position ambiguë avec ses partenaires internationaux, en conservant des relations avec la France, contrairement à d’autres pays de la région qui ont rompu avec leur ancien colonisateur.

Source : DW.com

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