Des ingénieurs de Mistral intègrent les ministères après le piratage des impôts.

Après le piratage des impôts, des ingénieurs de Mistral vont s'installer dans les ministères

L’État français investit dans Mistral pour renforcer la cybersécurité de ses ministères

L’État français, après avoir été victime d’un piratage cet été, a décidé de renforcer la sécurité de ses administrations en s’associant avec Mistral AI. Ce partenariat, annoncé par le ministre de l’Action et des comptes publics, David Amiel, fait suite à l’exposition des données fiscales de 678 000 particuliers et professionnels lors de cette cyberattaque.

L’accord, d’un montant de 6 millions d’euros, s’étendra sur 2026-2027 et vise à intégrer des ingénieurs de Mistral au sein des ministères. Ces experts, appelés « forward deployed engineers », seront chargés de développer des solutions adaptées aux besoins des administrations.

Trois axes principaux seront abordés dans un avenir proche : la cybersécurité, le traitement des contentieux judiciaires pour désengorger les tribunaux, et la détection de fraudes sur les réseaux sociaux et dans le commerce. David Amiel a affirmé que l’intelligence artificielle (IA) est essentielle pour se protéger des menaces numériques.

Cependant, une étude menée auprès de 10 000 agents publics a révélé que 75 % d’entre eux trouvent l’outil développé avec Mistral utile, mais 57 % préfèrent des solutions comme ChatGPT, Claude ou Gemini, en raison de doutes sur la fiabilité des réponses fournies par Mistral.

Ce contrat s’inscrit dans une relation déjà bien établie entre l’État et la start-up Mistral, qui a récemment généralisé un assistant IA à deux millions d’agents publics. Malgré cette initiative, la question de la souveraineté numérique reste en suspens, certains ministres plaidant pour un écosystème technologique plus diversifié.

Avant de garantir la sécurité des données fiscales des Français, l’IA souveraine devra convaincre les agents de l’État de privilégier ses solutions plutôt que d’utiliser des alternatives comme ChatGPT.

Source : Les Échos

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