Syndrome du canal carpien : la majorité des Français l’impute au travail selon Santé publique France

Une majorité de Français atteints du syndrome du canal carpien l'imputent au travail mais très peu le déclarent, déplore Santé publique France

Une majorité de Français atteints du syndrome du canal carpien l’imputent au travail, mais très peu le déclarent

Une affection courante, qui peut devenir très handicapante. Le syndrome du canal carpien touche un Français sur dix âgé de 20 à 64 ans, en majorité des femmes. Une étude publiée le 2 septembre par Santé publique France révèle que ces personnes l’imputent largement à leur activité professionnelle, mais sont minoritaires à avoir demandé une reconnaissance en tant que maladie professionnelle.

Actuellement, cette affection est la deuxième maladie professionnelle la plus fréquemment reconnue par le régime général de la Sécurité sociale, après les tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l’épaule. Le syndrome se manifeste par des douleurs, des troubles de la sensibilité et de la motricité de plusieurs doigts. Selon l’étude, sa survenue est favorisée par des facteurs personnels (âge, sexe), médicaux ou hormonaux, et est liée à des activités professionnelles ou extraprofessionnelles telles que les gestes répétitifs et l’utilisation d’outils vibrants.

Bien qu’elle soit l’une des maladies professionnelles les plus fréquentes en France, aucune étude n’avait jusqu’ici documenté les raisons de non-déclaration. L’enquête révèle qu’un peu plus d’une personne sur dix a déclaré avoir souffert de cette affection au cours des cinq dernières années, avec un ratio de six femmes pour quatre hommes. Parmi ces personnes, seulement 10 % affirment avoir consulté un médecin, principalement un généraliste. Une proportion de 15 % a été opérée, surtout chez des femmes âgées de 45 à 64 ans.

Malgré le fait que plus de 70 % des personnes attribuent leur pathologie au travail, seulement 10 % ont entrepris des démarches pour une déclaration en maladie professionnelle. Les raisons évoquées pour cette non-déclaration incluent le fait de juger leurs symptômes peu importants (25 %), de ne pas savoir comment procéder (11 %), ou la peur de perdre leur emploi (10 %).

Source : Santé publique France

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