Écrasé par les dettes, un restaurant de Châtelaillon-Plage ne déclarait plus son personnel
Un couple de restaurateurs a été placé en redressement judiciaire après avoir falsifié les bulletins de salaire de leurs employés. En août 2013, ils acquièrent un restaurant situé boulevard de la Libération à Châtelaillon-Plage, investissant toutes leurs économies. Cependant, dès novembre 2013, des difficultés financières apparaissent. La gérante a déclaré : « On a compris que nous n’y arriverions pas. Le plan de financement avait été réalisé sur l’actif d’une crêperie alors que nous étions un restaurant traditionnel. »
Une cascade de « galères »
La prévenue a exprimé des excuses à ses employés, affirmant avoir tenté de sauver l’établissement. « C’était à flux tendu. Ça a joué sur la santé de mon mari qui a fait deux tentatives de suicide », a-t-elle ajouté. Les défis se sont intensifiés avec l’arrivée de la pandémie de Covid-19 et des travaux devant la mairie, qui ont bloqué l’accès au restaurant pendant plusieurs mois. L’intention de la gérante n’était pas de frauder, mais de régulariser la situation ultérieurement.
Contrôle et découverte de la fraude
Sans en informer ses salariés, la restauratrice a falsifié des bulletins de salaire et omis de déclarer certains employés. L’Urssaf a détecté une baisse suspecte des charges salariales, entraînant un contrôle qui a révélé la dissimulation d’emplois le 18 août 2023. La gérante a justifié ses actions en affirmant qu’elle payait ses employés par chèque pour garder une trace.
Sanctions requises
Les faits sont reconnus par la prévenue, qui a décrit cette expérience comme un véritable cauchemar. La procureure, Sophie Debas, a requis six mois de prison avec sursis et l’interdiction de gérer pendant cinq ans. L’avocat de la défense, Me Pascal Mommée, a contesté le préjudice subi par l’Urssaf.
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