Volkswagen annonce la suppression de 100 000 emplois, fermetures d’usines à l’étude.

100 000 emplois, soit 15 % des effectifs, vont être supprimés d’ici quatre ans chez Volkswagen, des fermetures d’usine à l’étude

Volkswagen annonce la suppression de 100 000 emplois d’ici 2028

Le conseil de surveillance de Volkswagen a approuvé jeudi un plan de restructuration sans précédent, prévoyant la suppression de 100 000 postes, soit environ 15 % des effectifs mondiaux du constructeur automobile. Cette décision vise à éviter un affrontement majeur avec les salariés, du moins temporairement.

Baptisé « Plan d’avenir 2030 », ce projet inclut la réduction de 50 000 emplois supplémentaires à l’échelle mondiale d’ici la fin de la décennie, en plus des 50 000 déjà prévus en Allemagne depuis 2024. Le groupe, qui regroupe dix marques, dont VW, Audi et Porsche, fait face à une surcapacité de production de 500 000 véhicules en Europe.

Cette annonce intervient à un moment délicat, à trois jours d’un scrutin régional en Saxe-Anhalt, où l’extrême droite pourrait remporter la majorité, une première depuis la Seconde Guerre mondiale en Allemagne. Ce contexte politique pourrait compliquer la situation pour le chancelier conservateur Friedrich Merz, déjà en difficulté.

Volkswagen justifie ces suppressions par la nécessité de s’adapter à une « réalité économique » marquée par une pression concurrentielle accrue et des évolutions technologiques. Un expert du secteur, Ferdinand Dudenhöffer, a noté que la fermeture d’usines, bien que non décidée, reste une possibilité à l’étude.

Le plan de restructuration prévoit également une réduction de moitié de la gamme de modèles d’ici 2035 et une simplification des opérations, avec un objectif de marge opérationnelle de 9 % en 2030, contre 3 % en 2025. Volkswagen prévoit d’investir 135 milliards d’euros dans ses usines et la recherche entre 2027 et 2031.

Les activités aux États-Unis seront recentrées sur les segments les plus rentables, tandis qu’en Chine, le groupe adaptera sa stratégie face à un marché en ralentissement. Cette restructuration vise à simplifier la gouvernance de l’entreprise, qui a longtemps été influencée par des intérêts politiques et syndicaux.

Ce plan, bien que controversé, a permis d’obtenir le soutien des représentants des salariés, évitant une crise sociale ouverte après deux ans de discussions difficiles.

Source : Le Parisien

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