Achat : Ce nouveau type de crédits piège certains Suisses
Faire ses achats aujourd’hui, payer plus tard : cette pratique gagne en popularité en Suisse. Elle suscite néanmoins des inquiétudes croissantes concernant l’endettement. Le Conseil fédéral veut intervenir.
Publié : 03.09.2026 à 21:36 heures
En bref
- Les offres « Buy now, pay later » séduisent de plus en plus en Suisse, permettant d’acheter à crédit sans frais immédiats. Cependant, elles augmentent le risque d’endettement, notamment pour les jeunes consommateurs.
- Le Conseil fédéral doit analyser les lacunes juridiques liées à ces offres et envisager des mes comme exclure les mineurs ou imposer un contrôle strict de solvabilité.
- Le marché suisse pourrait atteindre un volume de 3 à 4 milliards de CHF d’ici 2031, avec une croissance annuelle estimée à 10 %.
En Suisse, les offres « Buy now, pay later » (Achetez maintenant, payez plus tard) connaissent un succès croissant. Ce système permet aux consommateurs d’acheter en ligne et de différer le paiement, souvent en plusieurs versements. Si cette formule semble avantageuse à première vue, elle peut rapidement mener à des frais supplémentaires, notamment des intérêts, et accroître le risque d’endettement, particulièrement chez les jeunes.
Face à cette situation, le Conseil fédéral a décidé d’examiner de plus près ce modèle. Deux interventions parlementaires ont été recommandées, appelant à une analyse approfondie des risques d’endettement associés à ces offres. Des mes sont envisagées pour protéger les consommateurs, notamment l’exclusion des mineurs et un contrôle de solvabilité rigoureux.
Les conseillers en endettement, comme ceux de l’association « Dettes Conseils Suisse », ont déjà exprimé leurs préoccupations. Leur directeur, Pascal Pfister, souligne que ces offres attirent particulièrement les jeunes, car elles imposent moins de restrictions que les crédits traditionnels. Les interventions parlementaires visent à identifier les lacunes juridiques et à garantir une protection adéquate contre l’endettement.
Le Conseil fédéral devra également se pencher sur les clients qui utilisent ces crédits de manière répétée. Une évaluation de leur capacité financière sera nécessaire, surtout lorsque leurs engagements dépassent 500 CHF, seuil fixé par la loi sur le crédit à la consommation.
Ce secteur est en pleine expansion, avec des prévisions de croissance d’environ 10 % par an. Selon les experts, le volume des opérations « Buy now, pay later » en Suisse pourrait atteindre entre 3 et 4 milliards de CHF d’ici 2031.
Source : Blick

