Xenia Fedorova : expulsée de France, la chroniqueuse pro-Kremlin pourrait bientôt réapparaître sur CNews
Expulsée de France et visée par un gel de ses avoirs, Xenia Fedorova pourrait prochainement faire son retour sur CNews. La chaîne a annoncé que la chroniqueuse russe pourra intervenir en visioconférence depuis l’étranger.
Mercredi soir, Gauthier Le Bret, présentateur de CNews, a informé les téléspectateurs d’une « annonce » concernant Xenia Fedorova. Malgré l’arrêté d’expulsion qui la concerne, il a précisé : « Xenia Fedorova pourra revenir très prochainement sur l’antenne pour livrer son analyse, son expertise, en visio, à distance puisque le gouvernement français l’empêche d’être en France. » Son visage est alors apparu à l’écran avec le bandeau « Xenia Fedorova de retour dans ‘L’Heure inter’ ? »
Un peu plus d’un mois après son expulsion et le gel de ses avoirs par le ministère de l’Intérieur, l’ancienne patronne de RT France devrait donc retrouver les studios de CNews, mais à distance. Les services juridiques de Canal+ ont confirmé que Fedorova n’est pas empêchée d’intervenir à distance.
Cette annonce survient alors que son avenir médiatique semblait incertain. Après les sanctions et la procédure d’éloignement, sa présence sur les antennes du groupe était compromise. CNews a finalement opté pour une solution permettant de contourner son absence physique du territoire français.
Sur le plan judiciaire, Xenia Fedorova se trouve actuellement à l’étranger. Le tribunal administratif de Paris a rejeté, le 14 août, son recours en référé-suspension. Les juges n’ont pas statué sur la légalité de l’expulsion, mais ont estimé que la condition d’urgence « n’était pas remplie ». Un premier recours en référé-liberté avait déjà été rejeté le 3 août, la cour ayant déterminé que la condition d’extrême urgence ne pouvait être retenue. Son avocat, Me Emmanuel Piwnica, a dénoncé des mes jugées « illégales et disproportionnées ».
Âgée de 45 ans, Xenia Fedorova intervient principalement sur CNews, Europe 1 et dans Le JDNews. Les autorités l’accusent d’être un relais des campagnes de désinformation orchestrées par les autorités russes pour « déstabiliser l’ordre public » en France.
Source : La Dépêche

