Le travail en horaires atypiques nuit à la santé et à la vie sociale, alerte l’Anses
Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), jusqu’à 75 % des actifs en France sont concernés par des horaires atypiques au cours de leur carrière. Ces rythmes de travail, incluant le travail de nuit, les horaires décalés ou les journées longues, sont associés à une augmentation de la fatigue, des troubles du sommeil et divers risques pour la santé, tout en perturbant l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.
Au cours de leur parcours professionnel, entre 50 et 75 % des travailleurs français expérimentent ces horaires atypiques, comme le révèle un avis publié le 2 septembre par l’Anses. Ces horaires incluent le travail de nuit, le week-end, des journées dépassant huit heures ou 40 heures par semaine, ainsi que des périodes de travail entre 5h et 8h, puis entre 19h et minuit.
Des témoignages de professionnels, comme celui de Cathy, aide-soignante à l’hôpital Necker à Paris, illustrent les effets délétères de ces horaires sur la santé. Cathy, qui commence sa journée à 7h et termine à 19h, doit se lever à 4h30 du matin pour rejoindre son lieu de travail. Elle rapporte des problèmes de sommeil et une fatigue persistante, ce qui impacte également sa vie sociale. Pendant ses jours de repos, elle peine à trouver le temps et l’énergie pour des activités personnelles.
L’étude de l’Anses souligne que la fatigue est une conséquence majeure des horaires décalés, qui affectent aussi la qualité du sommeil. Ces horaires atypiques augmentent le risque d’accidents du travail et ont des répercussions sur la santé mentale, cardiovasculaire et reproductive. Un sommeil adéquat est essentiel pour réguler les hormones et maintenir des cycles biologiques sains.
L’Anses recommande aux entreprises d’éviter, dans la me du possible, les horaires atypiques et de mettre en place un suivi médical pour les travailleurs concernés. Des mes compensatoires, telles que des temps de travail réduits à salaire constant, des repos compensateurs, ou des aides pour le transport et la garde d’enfants, sont également suggérées.
Source : Anses

