Pays de la Loire : des sols plus artificialisés qu’en France métropolitaine
Maîtriser l’artificialisation : un enjeu majeur pour l’environnement, la population et les activités économiques
L’artificialisation désigne les altérations durables du sol, englobant non seulement l’emprise au sol des habitations et des locaux de travail, mais aussi des infrastructures et services tels que routes, commerces, écoles et équipements de loisirs. Les conséquences de cette artificialisation sont multiples : perte de biodiversité, ruptures des continuités écologiques, risques d’inondation, et émergence d’îlots de chaleur. L’étalement urbain contribue également à l’augmentation des temps de déplacement et à la hausse des factures énergétiques des ménages. L’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) d’ici 2050 a été inscrit dans la loi Climat et résilience de 2021.
Une région fortement artificialisée
En 2022, 10,8 % des sols des Pays de la Loire sont artificialisés, soit 2,2 points de plus que la moyenne nationale. La région se classe au 4e rang des régions françaises pour son taux de surfaces artificialisées, derrière l’Île-de-France, la Bretagne et les Hauts-de-France, totalisant 3 500 km² de surfaces artificialisées. Cette situation s’explique par la croissance démographique et économique des dernières décennies, où l’optimisation des surfaces à construire a été peu considérée. Le rythme d’urbanisation dans la région est resté soutenu, facilité par un relief faible et un maillage urbain dense.
900 m² artificialisés par habitant, dont la moitié imperméable
Chaque habitant des Pays de la Loire dispose en moyenne de 900 m² de sols artificialisés, contre 719 m² en France métropolitaine. Parmi ces surfaces, 455 m² sont imperméables, dont 201 m² de bâti. En revanche, 445 m² par habitant sont perméables, dont 382 m² pour la végétation.
Davantage d’artificialisation dans tous les départements ligériens, sauf en Mayenne
En Loire-Atlantique, 13,7 % des sols sont artificialisés, ce qui en fait le département le plus concerné de la région et le 13e au niveau national. En Vendée, ce taux est de 11,7 %, tandis que le Maine-et-Loire est dans la moyenne régionale avec 10,5 %. La Sarthe affiche un taux de 9,5 %, tandis qu’en Mayenne, il est de 7,6 %, ce qui reste inférieur à la moyenne nationale. À l’échelle des intercommunalités, les taux d’artificialisation varient de 6 % à 40 %, mais restent plus homogènes que dans d’autres régions.
Les communes urbaines comme rurales plus artificialisées qu’en France
Les communes, qu’elles soient urbaines ou rurales, présentent un taux d’artificialisation plus élevé que la moyenne nationale. Dans les communes urbaines denses, comme Le Mans ou Angers, 64 % des surfaces sont artificialisées, contre 57 % en France métropolitaine.
Ces éléments soulignent l’importance de maîtriser l’artificialisation des sols pour préserver l’environnement et améliorer la qualité de vie des habitants.
Source : Insee, référentiel OCS GE, millésimes centrés sur 2021.

