Conseil de sécurité : Priorités de la présidence française en septembre sur l’Ukraine et le Moyen-Orient.

Conseil de sécurité: l’Ukraine, le Moyen-Orient, le maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme, priorités de la présidence française en septembre

Conseil de sécurité : Priorités de la présidence française en septembre

Le Moyen-Orient, l’Ukraine, le maintien de la paix et la lutte contre le terrorisme seront des sujets prioritaires lors de la présidence française du Conseil de sécurité, ce mois de septembre, a indiqué aujourd’hui devant la presse le Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, M. Jérôme Bonnafont.

Cette présidence coïncide avec l’ouverture de la quatre-vingt-unième session de l’Assemblée générale et la tenue de la Semaine de haut niveau. Le Conseil laissera la préséance à l’Assemblée et aux interventions des Chefs d’État et de Gouvernement, a précisé l’Ambassadeur, soulignant l’importance du multilinguisme.

Malgré « la polarisation et les blocages », le Conseil doit rester un « lieu d’action et de décision », a affirmé M. Bonnafont, promettant que cette présidence sera l’occasion de réaffirmer les principes de la Charte des Nations Unies et du droit international, de soutenir les processus de paix et de susciter des interventions.

Trois types de discussions

Concernant le programme de travail, M. Bonnafont a évoqué les « réunions devant aboutir à des décisions ». Le 10 septembre, le Conseil doit renouveler le régime de sanctions contre le Soudan, résultant de la résolution 1591 (2005), visant à lutter contre l’impunité des crimes dans ce pays. Le Conseil se prononcera également le 29 sur le renouvellement du mandat de la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti, et votera le 17 sur le renouvellement du Groupe d’experts concernant l’Iran, réintroduit en septembre 2025.

Le Conseil tiendra plusieurs séances trimestrielles : la première, le 3 septembre, sera consacrée aux armes chimiques en Syrie; la deuxième, le 10, se concentrera sur le Comité créé par la résolution 1737 (2006) concernant l’Iran; la troisième, le 16, traitera de la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA); et la quatrième, le 29, portera sur la Mission de stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

En ce qui concerne les « réunions thématiques », le Conseil discutera le 18 de la réforme du maintien de la paix, avec la participation du Secrétaire général adjoint aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix. Le 25, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, M. Barham Salih, présentera son rapport annuel. Le 28, le Conseil se penchera sur la mise en œuvre de la résolution 2334 (2016) face aux développements en Cisjordanie occupée. De plus, le 11 septembre, le Conseil discutera des « impulsions à donner à son action dans la lutte contre le terrorisme », en mettant l’accent sur l’impact des nouvelles technologies.

M. Bonnafont a insisté sur la réactivité du Conseil, affirmant qu’il organisera « toutes les réunions d’urgence nécessaires » et répondra aux demandes des États membres, notamment sur le Moyen-Orient et l’Ukraine, considérés comme des priorités pour la France.

Vigilance sur l’Ukraine, le Liban et la sélection du prochain Chef de l’ONU

Concernant l’Ukraine, l’Ambassadeur a exprimé son attente d’une réunion dédiée, en raison de l’intensification des frappes russes contre les villes et infrastructures civiles. Il a souligné la nécessité d’un cessez-le-feu, comme le réclament le Secrétaire général de l’ONU et la majorité des États Membres.

Sur la situation au Liban, M. Bonnafont a mentionné que le soutien à ce pays est un « axe d’action prioritaire ». Des discussions auront lieu avec les membres du Conseil et les pays de la région pour préparer la transition après le mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), qui se termine le 31 décembre.

En ce qui concerne la sélection du prochain Secrétaire général, M. Bonnafont a indiqué que le processus est en cours, avec des dialogues avec les candidates et candidats. La France souhaite aboutir à une recommandation du Conseil « suffisamment tôt pour que l’Assemblée générale décide en temps et en heure ».

M. Bonnafont a rappelé que le futur Secrétaire général devra assumer la responsabilité de la paix et de la sécurité internationales tout en étant capable de « donner les impulsions nécessaires » en matière de développement et de droits humains, dans un contexte budgétaire difficile.

Source : Représentation permanente de la France auprès des Nations Unies.

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