Endométriose : stratégies pour avoir des rapports sexuels sans douleur.

Endométriose : comment faire l’amour quand les rapports sont douloureux ?

Endométriose : comment faire l’amour quand les rapports sont douloureux ?

Pour certaines femmes atteintes d’endométriose, l’intimité sexuelle peut devenir source d’appréhension. En cause, des douleurs pendant ou après les rapports. Elles peuvent être superficielles, à l’entrée du vagin, ou profondes, notamment lorsque certaines lésions sont situées près des organes pelviens. Comment faire pour retrouver le chemin du plaisir ?

Lorsque les rapports sexuels s’accompagnent d’une dyspareunie liée à l’endométriose, il peut être nécessaire de sortir du modèle du rapport sexuel « classique » et de remettre le confort et le plaisir au centre. Premier principe : la douleur n’est pas une obligation à supporter. Si une position, une profondeur de pénétration ou un rythme déclenche une douleur, il est préférable de s’arrêter, de changer ou de privilégier une autre forme d’intimité.

Les positions dans lesquelles la femme contrôle davantage la profondeur et la vitesse des mouvements peuvent être plus faciles à vivre. Certaines personnes préfèrent également des positions permettant une pénétration moins profonde. Cependant, il n’existe pas de position universellement adaptée. Les douleurs varient selon la localisation des lésions, leur profondeur et les personnes. L’intensité de la douleur n’est d’ailleurs pas directement corrélée à l’importance ou au nombre des lésions.

Lubrification, communication et accompagnement

Prendre davantage de temps avant la pénétration peut également être utile. L’excitation entraîne notamment une lubrification et une modification de l’anatomie vaginale qui peuvent rendre les rapports plus confortables. Un lubrifiant peut compléter cette lubrification naturelle et limiter les frottements. Toutefois, si la douleur persiste malgré ces adaptations, il ne faut pas se contenter de « faire avec ».

L’endométriose peut en effet entraîner un cercle vicieux : anticipation de la douleur, tension des muscles du plancher pelvien, rapports plus difficiles et, finalement, douleur accrue. Une prise en charge pluridisciplinaire peut alors être nécessaire. Selon les situations, elle peut associer traitement de l’endométriose, prise en charge de la douleur, kinésithérapie spécialisée du périnée ou accompagnement psychosexuel.

La communication avec le partenaire est également très importante. Exprimer ce qui fait mal, ce qui fait du bien et ce qui doit être évité permet de sortir d’une logique de performance.

Source : La Dépêche

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