Du Mali à la France : l’excision se propage sur TikTok
Harcèlement, menaces, propos fallacieux en faveur de l’excision. Depuis quelques semaines, la parole semble s’être libérée sur les réseaux sociaux pour redonner du crédit à cette pratique de mutilation génitale des femmes.
Le 9 août dernier, une vidéo TikTok a été relayée par des associations, montrant une fillette se faire mutiler dans une bassine. Cette découverte a provoqué une polémique au Mali. Une affiche, déposée par une ONG spécialisée devant un ministère public de l’État malien, annonçait une campagne contre l’excision. Cependant, celle-ci a été retirée le lendemain pour éviter qu’elle ne soit attribuée au gouvernement malien.
Cet événement a marqué le début d’un bras de fer entre les partisans de l’abolition de cette pratique, qui réclament une législation stricte, et ceux qui défendent l’excision. Des affiches en faveur de cette pratique apparaissent sur les réseaux sociaux, accompagnées de commentaires dénigrants à l’encontre des groupes anti-excision. Des figures politiques, des personnalités religieuses et des médecins réintroduisent ces mutilations dans le débat public, justifiant leur position par la nécessité de « protéger les filles ».
En réponse à ce mouvement, les collectifs anti-excision s’organisent. Le 22 août, une centaine de personnes se sont mobilisées place de la Nation à Paris pour dénoncer cette résurgence de l’excision.
Pour Le Média, Tabara Touré, ambassadrice du réseau Excision Parlons-En, a évoqué les événements récents et leur impact sur la lutte contre cette pratique.
Source : Le Média
