La facture économique de la canicule et de la sécheresse risque encore de s’alourdir en France
Les vagues de chaleur et de sécheresse ont coûté au moins 0,1 point de PIB à la France en 2026, selon la Direction générale du Trésor et l’Insee. Un impact qui pourrait être bien plus lourd à terme.
Alors qu’une nouvelle canicule menace la France pour cette fin de première semaine de septembre, l’impact de ces vagues de chaleur sur l’économie française s’accentue. D’après les calculs de la Direction générale du Trésor et de l’Insee, les événements climatiques de cette année entraîneront une perte d’au moins 0,1 point de PIB, ce qui correspond à environ 3 milliards d’euros.
Cette perte, bien que paraissant modeste, prend une ampleur considérable dans un contexte de stagnation économique, avec une croissance prévue n’excédant pas 0,5 % en 2026. L’agriculture subit particulièrement les conséquences de cette situation : les champs jaunis et les terres craquelées ont entraîné une chute de production, notamment une baisse de 35 % attendue pour le maïs. Les prix des légumes frais, comme les tomates, ont également augmenté en raison de ces pertes.
Les effets de la canicule ne se limitent pas à l’agriculture. Les fiss dans les bâtiments, causées par la chaleur, entraîneront des coûts importants en réparations et indemnisations dans les années à venir. De plus, les conséquences sanitaires sont notables, avec un été éprouvant pour de nombreux Français, tant physiquement que mentalement, bien que cela ne soit pas toujours quantifiable dans les données économiques.
Les vagues de chaleur de 2026 révèlent ainsi des enjeux économiques sous-jacents, indiquant que la facture pourrait encore s’alourdir à l’avenir.
Source : Direction générale du Trésor, Insee

