Rentrée : Les fortes chaleurs perturbent le sommeil et augmentent la fatigue, selon une neuroscientifique.

Fortes chaleurs, sommeil perturbé… pourquoi est-on plus fatigué que d'habitude lors de cette rentrée ? Une neuroscientifique répond

Fortes chaleurs, sommeil perturbé… Pourquoi est-on plus fatigué que d’habitude lors de cette rentrée ?

Pourquoi ressentons-nous une fatigue accrue à la rentrée, alors que nous venons de passer plusieurs semaines de repos ? Ce phénomène est en partie dû à un changement brutal de rythme. Après un été marqué par des températures élevées, la qualité du sommeil a souvent été altérée, ce qui complique le retour à la routine. Armelle Rancillac, neuroscientifique et chercheuse à l’Inserm et au Collège de France, explique les mécanismes en jeu.

Après plusieurs semaines de vacances, le réveil sonne de nouveau tôt pour beaucoup. La rentrée s’accompagne souvent d’une fatigue persistante, accentuée cette année par des vagues de chaleur. La neuroscientifique souligne que le décalage entre le rythme des vacances et celui du travail joue un rôle crucial. En été, les horaires de sommeil sont généralement décalés, avec des coucher et lever plus tardifs. Les fortes chaleurs ont également affecté la qualité du sommeil, empêchant de recharger suffisamment les batteries.

Ce phénomène est particulièrement marqué chez les enfants, dont les besoins en sommeil sont parfois mal compris. Contrairement aux adultes, qui peuvent afficher des signes de fatigue tels que le bâillement, les enfants peuvent devenir turbulents et irritables sans que cela ne soit immédiatement perçu comme un signe de fatigue.

Rancillac évoque également le concept de « jet-lag social », un décalage entre les horaires imposés par la société et notre physiologie. Ce phénomène est particulièrement visible chez les adolescents, dont la production de mélatonine est naturellement décalée, les rendant plus enclins à se coucher et se lever tard. L’école, avec ses horaires matinaux, crée un conflit avec leurs besoins biologiques.

En moyenne, il faut environ une semaine à l’organisme pour s’adapter aux nouveaux horaires, bien que cette durée puisse varier d’un individu à l’autre. Pour faciliter cette réadaptation, il est conseillé de prendre son petit-déjeuner à l’extérieur pendant 15 à 30 minutes pour bénéficier de la lumière du matin. Cela aide à signaler le début de la journée à l’horloge biologique.

En soirée, il est recommandé d’instaurer une routine régulière avec des éclairages tamisés et d’éviter les activités intenses et les excitants qui peuvent nuire à l’endormissement. Dîner à des heures fixes, idéalement deux heures avant le coucher, permet également de mieux préparer l’organisme à la nuit.

Source : La Dépêche du Midi

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