La Ciivise réclame des garanties pour les élèves répondant au questionnaire sur les violences sexuelles
Depuis septembre, des questions concernant les violences sexistes et sexuelles ont été intégrées au questionnaire annuel distribué aux élèves sur le harcèlement scolaire.
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a salué cette initiative, qu’elle considère comme un pas significatif vers la prévention et la protection des mineurs au sein de l’école. Toutefois, elle a exprimé des préoccupations quant à la nécessité de renforcer la protection et l’accompagnement des victimes.
Dans un communiqué, la Ciivise a souligné que cette démarche doit être accompagnée de mes de sécurité rigoureuses. Lors de l’annonce de l’ajout de ces questions, Edouard Geffray avait averti que les résultats pourraient être « sismiques », en raison de l’ampleur du phénomène. Il a précisé que l’anonymat des réponses, initialement garanti, pourrait être levé par les mineurs souhaitant rencontrer un adulte de confiance.
La Ciivise insiste sur l’importance d’associer la libération de la parole à une écoute adaptée, ainsi qu’à une mise en sécurité immédiate et à un parcours de soins approprié, afin de prévenir un risque majeur de surtraumatisme pour les enfants.
La commission recommande également de former l’ensemble des personnels susceptibles d’accueillir la parole des élèves et de renforcer les ressources en médecine scolaire, qu’elle juge sous-dotée, avec un ratio de « un médecin scolaire pour 13 000 élèves et un infirmier pour 1 300 élèves ».
Source : Franceinfo

