Prendre le bus en fauteuil roulant : « On ne choisit pas nos trajets, on les subit »
Le Collectif des habitants organisés du 3ᵉ arrondissement (CHO3) de Marseille a lancé une campagne intitulée « Droit au bus » pour sensibiliser les autorités sur les difficultés d’accès au réseau de la Régie des Transports de Marseille (RTM) pour les personnes à mobilité réduite. Se déplacer en bus dans la ville lorsqu’on utilise un fauteuil roulant s’apparente à un véritable parcours du combattant.
Un accès limité
Les témoignages des usagers révèlent une réalité préoccupante. De nombreux arrêts de bus ne sont pas accessibles, et les véhicules ne sont pas toujours équipés pour accueillir les fauteuils roulants. En conséquence, les personnes concernées doivent souvent renoncer à leurs trajets ou se tourner vers des alternatives moins pratiques, comme le taxi, qui engendrent des coûts supplémentaires.
Statistiques alarmantes
Selon une étude récente, environ 80 % des arrêts de bus à Marseille ne disposent pas d’infrastructures adaptées aux personnes en fauteuil roulant. Cette situation met en lumière les lacunes du système de transport public, qui ne répond pas aux besoins d’une partie de la population.
Conséquences sur la vie quotidienne
Les difficultés d’accès aux bus ont des répercussions significatives sur la vie quotidienne des personnes à mobilité réduite. Elles limitent leur capacité à se déplacer librement, à accéder à des services essentiels et à participer pleinement à la vie sociale. Les membres du Collectif insistent sur l’urgence d’agir pour améliorer l’accessibilité des transports en commun.
Les autorités locales doivent prendre en considération ces enjeux et mettre en place des solutions concrètes pour garantir un accès équitable au réseau de transport pour tous les citoyens.
Source : Marsactu
