Températures records, nuits tropicales, sécheresse : le bilan choc de l’été 2026 en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Selon Météo France, l’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Trois vagues de chaleur, des nuits dépassant 20 °C durant plusieurs semaines, et des écarts de température importants par rapport aux normales saisonnières témoignent des conséquences du dérèglement climatique sur cette région.
Entre canicules, nuits chaudes et sécheresse, cet été 2026 marque une saison hors norme. La région a enregistré une température moyenne supérieure de 3,1 °C par rapport aux normales, surpassant le record de 2003, qui affichait un écart de 2,7 °C. La chaleur a été homogène et persistante, touchant aussi bien le littoral que les sommets.
Un record de température absolu a été atteint à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, avec 40,5 °C le 8 juillet, soit près de 10 °C au-dessus des normales. De juin à août, la France a connu 53 jours de chaleur intense, avec des températures dépassant les 35 °C à Marignane pendant 41 jours, contre seulement 3 jours en moyenne les étés précédents.
Les reliefs de l’arrière-pays et la haute montagne ont également subi cette surchauffe, avec des anomalies de température atteignant jusqu’à 4 °C. Des communes comme Trets et Visan ont enregistré des écarts similaires. Pierre Bonnin, climatologue à Météo France, souligne la constance et l’homogénéité de cette chaleur.
L’air chaud a peiné à s’évacuer en raison de la circulation atmosphérique, favorisée par une dépression au large du Portugal qui a aspiré de l’air chaud d’Afrique du Nord. Les nuits, qualifiées de « tropicales », ont également été particulièrement chaudes, atteignant des températures minimales de 20 °C ou plus, avec un pic à Nice de 28,1 °C dans la nuit du 14 août.
La sécheresse des sols et des cours d’eau a été marquée, malgré des précipitations similaires aux étés précédents. Les mois de juin et juillet ont été déficitaires en pluie, et même les jours pluvieux d’août n’ont pas suffi à renverser la tendance. Pierre Bonnin note que l’évaporation due aux fortes chaleurs a aggravé la situation.
Cet été, considéré comme remarquable pour les années 2020, pourrait devenir banal d’ici 2050, avec des prévisions indiquant des hivers plus doux et plus humides, et des étés plus chauds et secs. La France a enregistré 53 jours de canicule, représentant 60 % de l’été, avec une surmortalité de 5 764 décès en juin et 1 243 en juillet, selon Santé Publique France.
Source : Météo France
