Singapour débloque un montant record pour soutenir la natalité dans le pays.

Singapour débloque une somme record pour relancer la natalité

Singapour débloque une somme record pour relancer la natalité

Le gouvernement de Singapour a annoncé à la fin du mois d’août une me sans précédent pour faire face à la chute du taux de fécondité, qui a atteint un niveau historiquement bas de 0,87 enfant par femme en 2026. Cette situation alarmante est bien en dessous du seuil de renouvellement démographique de 2,1 enfants par femme. Pour encourager les naissances, le gouvernement a décidé d’allouer 70 000 dollars singapouriens (environ 45 000 euros) à chaque enfant jusqu’à l’âge de 17 ans, selon le quotidien The Straits Times.

Cette initiative débute dès la naissance avec une allocation initiale de 10 000 dollars singapouriens (6 775 euros) pour chaque nouveau-né, accompagnée de deux allocations distinctes de 5 000 dollars pour couvrir les frais médicaux et scolaires. D’autres mes comprennent des « crédits pour enfants » annuels d’environ 1 355 euros, allant de 1 à 16 ans, ainsi que la réduction des frais de garde et l’allongement du congé parental. Le Premier ministre, Lawrence Wong, a déclaré : « Nous voulons opérer un changement fondamental dans la manière dont nous soutenons les familles. »

Cependant, un sondage réalisé peu avant cette annonce révèle que 25 % des Singapouriens âgés de 18 à 44 ans, la tranche d’âge la plus susceptible d’avoir des enfants, ne prévoient pas de fonder une famille.

L’évolution démographique constitue un défi économique majeur pour Singapour, qui devrait entrer officiellement dans la catégorie des sociétés « superâgées », où plus de 20 % de la population a 65 ans ou plus, selon l’ONU. Cette situation pourrait entraîner une diminution significative de la main-d’œuvre disponible pour soutenir une population vieillissante.

Les mes annoncées par le gouvernement ont suscité un accueil mitigé, de nombreux Singapouriens restant préoccupés par le coût de l’éducation et les dépenses familiales. Le coût de la vie élevé, la pression sociale, ainsi qu’un système éducatif et un monde professionnel très compétitifs, ajoutent à la réticence de certains à envisager la parentalité.

Sources : The Straits Times, The Guardian

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