Privatisation des services publics et suppression de 2900 postes : les propositions de Christine Fréchette
(Québec) Christine Fréchette, candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ), a annoncé son intention de privatiser certains services du secteur public et de supprimer 2900 postes de fonctionnaires. Cette initiative s’accompagne d’un programme de départs hâtifs à la retraite, surnommé « Liberté 55 », destiné aux fonctionnaires âgés de 55 ans et plus.
La CAQ, après le Parti conservateur et le Parti québécois, présente un plan axé sur « l’efficacité de l’État ». Sous la direction de François Legault, le gouvernement a connu une augmentation du nombre de fonctionnaires et l’ajout de nouvelles structures. Fréchette a reconnu que l’État s’est alourdi au fil des ans, avec une multiplication des exigences administratives.
En cas de victoire aux élections du 5 octobre, la CAQ prévoit de créer une « équipe dédiée à l’efficacité de l’État », qui aura pour mission d’optimiser les structures gouvernementales, en fusionnant ou en abolissant certaines d’entre elles. Cependant, aucun objectif chiffré ou exemple concret n’est fourni dans cette proposition. L’équipe sera également chargée de l’allègement réglementaire, alors que le Québec compte près de 146 000 exigences réglementaires.
Le projet de Fréchette vise à mettre le secteur public en concurrence avec le secteur privé, tant pour les ministères que pour les sociétés d’État. Les « responsabilités stratégiques » resteraient sous contrôle public, mais plusieurs services pourraient être confiés à des entreprises privées. Parmi les exemples cités figurent l’impression et la reprographie, l’entretien des bâtiments, la gestion des flottes de véhicules, ainsi que certains services de renseignements.
Christine Fréchette prévoit également la création d’un programme de départs hâtifs pour réduire les effectifs de la fonction publique. Ce programme, assorti d’une politique de non-remplacement, devrait permettre d’économiser plus de 500 millions de dollars sur cinq ans, avec un objectif de réduction de 2900 équivalents temps complet (ETC) d’ici le 31 mars 2029. Cette initiative s’ajoute à une réduction déjà en cours de 5000 ETC d’ici août 2026 et à une cible de 3000 ETC supplémentaires à l’horizon 2030.
Les postes concernés par ces suppressions seraient choisis pour préserver la qualité des services et éviter la perte d’expertise stratégique. Les réseaux de la santé et de l’éducation ne seront pas affectés par cette promesse, et les syndicats ainsi que les associations de cadres seront consultés.
Enfin, la CAQ souhaite reprendre le contrôle des projets numériques, avec une équipe directement rendant compte à la première ministre pour asr un suivi complet de ces initiatives.
Source : La Presse

