Rentrée scolaire en RDC : insécurité et risques sanitaires perturbent l’année scolaire.

En RDC, une rentrée scolaire contrastée, entre insécurité et risque sanitaire

En RDC, une rentrée scolaire contrastée entre insécurité et risque sanitaire

En République Démocratique du Congo (RDC), environ 31 millions d’élèves étaient attendus pour la rentrée scolaire le 1er septembre. Cette reprise s’est avérée très inégale selon les régions : certaines localités ont vu une rentrée effective, tandis que d’autres ont enregistré une faible affluence, en raison de grèves d’enseignants et d’inquiétudes persistantes autour de l’épidémie d’Ebola. Les difficultés économiques des familles pèsent également sur les inscriptions et l’achat de fournitures scolaires.

La ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a lancé officiellement l’année scolaire à N’Sele, dans la périphérie de Kinshasa. Bien que les écoles aient généralement ouvert, la présence des élèves a été inégale. À Kinshasa, les rues sont restées relativement calmes, tandis qu’à Bukavu, les écoles privées ont repris, mais certains établissements publics ont observé la situation.

Les disparités sont particulièrement marquées au Nord-Kivu. À Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, les inscriptions se poursuivent, mais de nombreuses familles peinent à acheter les uniformes et fournitures nécessaires. À Walikale-centre, les enseignants étaient présents dès 7h30, et les cours ont également commencé à Kitshanga, dans le territoire de Masisi.

Dans certaines zones, la rentrée scolaire se déroule sous haute surveillance en raison d’Ebola. À Bunia, chef-lieu de l’Ituri, des mes de prévention telles que le lavage des mains et le contrôle de température ont été mises en place. Selon Patrick Girinegi Urunga, président de l’intersyndicale des enseignants de l’Ituri, bien que les enseignants aient été présents, les salles de classe étaient presque vides. Il a noté que seulement un dixième des élèves étaient présents, ce qui reflète un manque de confiance des parents face à la situation sanitaire.

À Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, certains enseignants du secteur public ont boycotté la reprise, invoquant des raisons liées à Ebola. Les élèves présents ont été renvoyés chez eux. Le gouvernement prévoit de maintenir les cours en présentiel ou de recourir à l’enseignement à distance en fonction du niveau de risque sanitaire.

Source : RFI.

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