G7 à Genève : un homme porte plainte après une interpellation pour un keffieh.

No G7 à Genève: interpellé pour un keffieh, il porte plainte

Interpellation filmée lors de la manifestation No G7 à Genève : une plainte pénale déposée

Une interpellation filmée lors de la manifestation No G7 en juin dernier fait l’objet d’une plainte pénale. Sur une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, un homme de 32 ans est vu au sol, maîtrisé par des policiers après la confiscation de son keffieh. La question se pose : l’usage de la force était-il proportionné ou s’agit-il d’un délit de faciès ?

Les événements se déroulent le 14 juin, alors que Sam*, un Genevois, se dirige vers la manifestation No G7. Il est contrôlé par des agents de la police zurichoise, qui étaient présents en renfort à Genève. Les forces de l’ordre lui confisquent son keffieh, un foulard devenu un symbole de solidarité avec la cause palestinienne. Sam a tenté de filmer la scène, ce qui aurait déclenché une altercation. « Un policier a tenté de m’arracher le téléphone. Ses collègues ont sauté sur moi et m’ont mis au sol », raconte-t-il.

Sam déclare : « J’ai été violenté pour un keffieh ». Plusieurs vidéos de l’incident, filmées par des témoins, circulent sur les réseaux sociaux. Un rapport des urgences des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), consulté par la RTS, documente les lésions subies après l’interpellation, incluant un « traumatisme crânien sans perte de connaissance » et de « multiples dermabrasions ».

Contactée, la police cantonale n’a pas souhaité commenter ce cas spécifique mais a précisé sa doctrine générale concernant les saisies d’objets lors de cette journée. Selon elle, le motif n’était pas de lutter contre une « propagande » pro-palestinienne, comme l’affirme la coalition No G7, mais de prévenir des actes, en se basant sur la loi fédérale interdisant de se dissimuler le visage (LIDV). Ces accessoires étaient considérés comme « susceptibles d’être utilisés pour se dissimuler le visage », une justification que Sam qualifie de « prétexte fallacieux ».

Quelques jours plus tard, Sam a récupéré son keffieh, accompagné par des membres de la coalition No G7. La plainte pénale qu’il a déposée suit son cours.

Source : Hélène Joaquim, RTS

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