La ménopause nécessite une prise en charge individualisée : un parcours de soin pour les femmes ménopausées à Lyon
À Lyon, le service de gynécologie des Hospices civils de Lyon a mis en place un parcours de soin innovant pour les femmes ménopausées. Ce dispositif vise à regrouper les examens médicaux en une seule journée afin d’identifier et de traiter les symptômes liés à la ménopause. Ce constat est d’autant plus urgent que, selon un rapport parlementaire publié en 2025, une femme sur deux n’ose pas aborder le sujet de la ménopause avec son médecin ou son entourage.
En France, 17 millions de femmes sont concernées par la ménopause, et le rapport préconise 25 propositions, dont la création de parcours individualisés. À Lyon, cette unité de soin se distingue parmi d’autres établissements en France, tels que Toulouse, Bordeaux et Paris.
Un parcours pluridisciplinaire
Nathalie, 52 ans, témoigne de son expérience : « J’attends beaucoup de cette journée. J’ai plusieurs problèmes de santé et je me suis rendue compte que certains étaient apparus en même temps que la ménopause. » Le parcours de soin comprend des consultations avec un psychologue, un radiologue, un endocrinologue et une gynécologue, permettant une approche globale et coordonnée des soins.
Des symptômes invalidants au quotidien
Les symptômes de la ménopause peuvent être particulièrement handicapants. Nathalie souffre de sueurs, de sécheresse cutanée, de brouillard mental et de pertes de mémoire, des difficultés qui impactent sa vie professionnelle et personnelle. Elle souligne : « Quand vous faites un boulot intellectuel et que vous êtes souvent en brouillard cérébral, c’est difficile. » Ce témoignage illustre la nécessité d’une prise en charge adaptée.
Des traitements adaptés
La docteure Christine Rousset-Jablonski, responsable de l’unité spécialisée, précise que « la ménopause nécessite une prise en charge individualisée. » Chaque femme présente des symptômes différents et le traitement doit être ajusté en fonction des risques, comme la déminéralisation osseuse ou les risques cardiovasculaires. Elle constate également une forte demande de femmes souhaitant parler de leur santé, notamment sur des sujets souvent tabous, comme les symptômes génito-urinaires.
À l’issue de cette journée, Nathalie repart avec un nouveau traitement hormonal et des examens supplémentaires prévus pour octobre. Elle se sent soulagée et entendue dans son parcours médical, qui est pris en charge par la sécurité sociale et sa mutuelle.
Cette initiative à Lyon pourrait servir de modèle pour d’autres régions, soulignant l’importance d’une approche personnalisée en matière de santé des femmes.
Source : Rapport parlementaire sur la ménopause, 2025.

