Les asurs français manifestent un intérêt croissant pour les opérations de titrisation avec transfert de risque significatif (SRT), en proposant aux banques davantage de structures sans transfert préalable des fonds destinés à couvrir la garantie (« unfunded »). Cette tendance pourrait accroître les risques en cas de tensions systémiques. (agefi.fr)
Selon l’Association for Financial Markets in Europe (AFME), les émissions de titrisations ont atteint 59,6 milliards d’euros au premier trimestre 2026, marquant une baisse de 6,3 % par rapport au trimestre précédent et de 3,1 % sur un an. Les titrisations de transfert de risque significatif (SRT) ont diminué de 68,3 % sur un trimestre, s’établissant à 34,4 milliards d’euros, mais ont augmenté de 36 % sur un an. (revue-banque.fr)
Cette évolution suggère une adoption accrue des structures « unfunded » par les asurs, qui permettent de transférer des risques sans mobiliser de fonds au préalable. Bien que ces structures offrent une flexibilité accrue, elles peuvent également exposer les acteurs du marché à des risques accrus en période de tensions systémiques.
La Banque de France souligne que la situation des asurs soumis à Solvabilité II au premier semestre 2023 a été marquée par un repli de la collecte nette en assurance-vie, atteignant -3,4 milliards d’euros, en raison d’une augmentation des rachats. (ideas.repec.org)
Cette dynamique pourrait inciter les asurs à rechercher des solutions de titrisation plus flexibles, telles que les structures « unfunded », pour optimiser leur gestion des risques et des liquidités.
Il est essentiel que les acteurs du marché évaluent attentivement les implications de ces pratiques, notamment en termes de solvabilité et de stabilité financière, afin de maintenir la confiance des investisseurs et des assurés.
(agefi.fr)

