Sommet du G7 : Donald Trump impose son humeur et son calendrier
(Washington) Les intentions de Donald Trump pour le Sommet du G7 à Évian, en France, demeurent floues, à l’exception d’un fait essentiel : le président américain imposera son calendrier et son humeur. Ce sommet, qui réunira la France, les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, sera fortement influencé par les discussions sur un accord de paix avec l’Iran, qui s’accélèrent.
« Il n’est pas possible de « gérer Trump » comme pendant son premier mandat », souligne Liana Fix, chercheuse au Council on Foreign Relations. Tous les pays participants ont déjà subi les conséquences des politiques commerciales et des intimidations diplomatiques de Trump. À l’exception de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, appréciée par le président américain, les autres dirigeants ont été la cible d’attaques et de critiques.
« Se préparer au pire »
Malgré son impopularité croissante aux États-Unis, qui pourrait lui coûter le contrôle du Congrès en novembre, ni l’annulation par la Cour suprême de ses droits de douane ne devraient atténuer son approche. Les Européens, en particulier, ont appris à « espérer le meilleur tout en se préparant au pire », selon Liana Fix. Jackson Janes, expert au German Marshall Fund, anticipe que Trump continuera à aborder des sujets complexes avec sa stratégie habituelle.
Versailles
Le président français Emmanuel Macron a persuadé Trump de rester après le sommet pour un dîner à Versailles, marquant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis. La France a également modifié les dates du sommet pour éviter un conflit avec un tournoi de MMA à la Maison-Blanche, prévu le jour du 80e anniversaire de Trump.
Ormuz et Ukraine
Un responsable américain a qualifié de « très intelligent » le choix de la France de placer les déséquilibres commerciaux à l’ordre du jour. Trump devrait aborder la participation de certains alliés, dont la France et le Royaume-Uni, à des opérations de déminage dans le détroit d’Ormuz. Il rencontrera également les dirigeants qatari, émirati et égyptien.
Concernant l’Ukraine, la dynamique a changé. Max Bergmann, expert au CSIS, note qu’en 2025, les Européens étaient prêts à se plier aux exigences de Trump pour maintenir le soutien américain à Kyiv, mais la situation a évolué, rendant l’Ukraine moins dépendante des États-Unis. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participera à une réunion de travail avec les dirigeants du G7, en présence de Trump.
Un responsable américain a indiqué qu’un bref échange entre Trump et Zelensky pourrait avoir lieu, mais aucun entretien bilatéral formel n’est prévu.
Source : Agence France-Presse
