Plafonnement des arrêts maladie : un encadrement controversé
Depuis le 1er septembre, en France, les médecins sont désormais limités dans la durée des arrêts maladie qu’ils peuvent prescrire. Un maximum de 31 jours est autorisé pour une première consultation, tandis qu’un renouvellement ne peut excéder 62 jours. Au-delà de ces limites, les médecins devront justifier leur décision. Cette me vise à mieux contrôler les dépenses de l’Assurance maladie, qui continuent d’augmenter.
Les réactions des patients sont partagées. Une jeune patiente a exprimé un sentiment de méfiance envers les autorités : « C’est un manque de confiance envers les professionnels de santé. Quand on t’arrête, c’est parce que tu en as besoin. » En revanche, d’autres estiment que ce plafonnement pourrait réduire les abus.
Auparavant, aucune limite n’était imposée aux médecins. Des exceptions subsistent pour les pathologies plus graves, nécessitant des dérogations auprès de l’Assurance maladie. Le Dr Jean-Luc Leymarie, médecin généraliste, souligne les risques d’un processus administratif qui pourrait ralentir les démarches.
Chaque jour, environ 30 000 arrêts de travail sont prescrits, représentant un coût annuel de 18 milliards d’euros pour l’Assurance maladie. Le gouvernement espère réaliser des économies de 10 millions d’euros, soit moins de 0,1 % des dépenses totales. Cette me, initialement plus stricte avec un encadrement à 15 jours, a été assouplie à 31 jours, ce qui pourrait limiter les économies escomptées.
L’économiste de la santé Frédéric Bizard a commenté que les abus se concentrent davantage sur les arrêts courts, souvent utilisés pour des raisons de convenance. Selon lui, le gouvernement se trompe de cible, car les indemnités pour arrêts de travail ont augmenté de 40 % depuis la pandémie de Covid-19.
Source : Franceinfo.

