Pernod Ricard : Après la Gueule de Bois du Siècle en Bourse, une Opportunité en Or ?
Pernod Ricard, le géant français des spiritueux, a connu une chute vertigineuse de 71% de ses actions depuis le record historique de 218 euros atteint en avril 2023. James D. Touati, connu sous le nom du Loup de Zurich, souligne que la société traverse une période difficile, exacerbée par divers facteurs, y compris la guerre au Moyen-Orient.
Un Constat Alarmant
Les actions de Pernod Ricard ont atteint des niveaux proches de planchers historiques, avec une perte d’environ 50% de leur valeur en un an. Les résultats annuels 2025-2026, publiés le 27 août, ont révélé un chiffre d’affaires de 9,4 milliards d’euros, soit une baisse de 14,2% par rapport à l’année précédente. Cette chute est attribuée à un effet de change défavorable et à une pression sur les marges.
La Bourse a réagi sévèrement, avec une chute de plus de 8,3% de l’action le jour de l’annonce des résultats. L’action se rapproche de sa valeur nette d’actif, estimée à environ 62 euros. Après avoir connu une hausse de 2 300% depuis 1997, Pernod Ricard a enregistré trois ans et quatre mois de baisse continue.
Perspectives et Stratégies
Alexandre Ricard, PDG de l’entreprise, a indiqué que le marché américain, principal débouché du groupe, n’offrait que peu de potentiel de croissance dans les trois prochaines années. La direction a donc revu ses prévisions de croissance à moyen terme, abaissant l’objectif à une fourchette de 3-6% d’ici 2029.
Cependant, des mes telles que la cession de certaines divisions et un recentrage sur des marques premium pourraient aider à stabiliser la situation. De plus, le cash-flow libre a progressé de 6%, et le dividende est maintenu à 4,70 euros par action, offrant un rendement attractif de 7%.
Conclusion
Alors que les actions de Pernod Ricard ont été frappées par une série de mauvaises nouvelles, certains analystes estiment qu’il pourrait s’agir d’une opportunité d’achat à bas prix. Le marché reste cependant prudent, et la question de la pérennité des dividendes demeure.
Source : Capital

