À 10 km de Paris, cette ville séduit les retraités avec ses parcs et ses bois
Changer de vie à la retraite ne signifie pas nécessairement descendre dans le Sud, partir vivre à la campagne ou s’éloigner de ses proches. Pour certains Franciliens, quelques kilomètres peuvent suffire à transformer leur quotidien.
Au sud-ouest de Paris, la commune du Plessis-Robinson en est un bel exemple. Avec environ 29 000 habitants, elle a su conserver une place importante pour la végétation, avec jardins, bois et grands parcs intercalés entre les quartiers résidentiels. Le paysage devient même surprenant dans certaines rues, où petits cours d’eau, façades colorées et promenades paysagères créent une atmosphère qui donne l’impression d’avoir quitté la petite couronne. Cet environnement peut séduire ceux qui prennent leur retraite avec l’envie de ralentir sans se couper de Paris.
Une commune qui cultive un visage très différent de la petite couronne
Le Plessis-Robinson, située à une dizaine de kilomètres du centre de Paris, est classée dans les Hauts-de-Seine. Selon l’INSEE, elle compte 28 848 habitants. Bien que ce ne soit pas un petit village caché, certains quartiers offrent une impression de petite cité. La nouvelle Cité-jardins, inaugurée en 2008, a été organisée autour d’une longue promenade paysagère traversée par une rivière sinueuse. Les immeubles présentent des architectures variées, et l’eau accompagne une partie du parcours. Plus d’un tiers du territoire communal est boisé, rendant le changement d’environnement saisissant pour ceux habitués à la densité parisienne.
Un parc de 27 hectares presque au cœur de la ville
Le véritable atout du Plessis-Robinson réside dans ses espaces verts. Le parc départemental Henri-Sellier, classé espace naturel sensible et zone boisée protégée, s’étend sur 27 hectares. Il offre de longues promenades sous les chênes et les châtaigniers, ainsi qu’une terrasse avec vue sur le domaine de Sceaux. D’autres espaces tels que le bois de la Garenne et l’étang Colbert complètent ce maillage. Ces parcs facilitent les promenades quotidiennes, sans nécessité de prendre la voiture.
Paris reste suffisamment proche pour ne pas se sentir isolé
Choisir une retraite plus tranquille soulève la question de l’accès aux services, soins et sorties culturelles. Le Plessis-Robinson se distingue ici des communes rurales. La ville est desservie par le tramway T10, qui relie Antony à Clamart en passant par Châtenay-Malabry et Le Plessis-Robinson, avec un trajet d’environ vingt minutes pour rejoindre le RER B. De plus, la commune propose une variété de commerces, d’équipements sportifs et culturels, ainsi qu’une Maison des Arts.
Le calme près de Paris a toutefois un prix
Il convient de noter que le Plessis-Robinson n’est pas une option pour les retraités avec un petit budget immobilier. En 2026, le prix moyen des logements y est estimé à environ 5 400 euros le mètre carré. Les prix varient selon le quartier et le type de bien, avec certains secteurs récents ou recherchés nettement au-dessus de cette moyenne. Un appartement de 70 m² pourrait ainsi dépasser 375 000 euros, avant frais.
Le Plessis-Robinson se positionne ainsi comme une option intéressante pour ceux qui souhaitent rester dans la région parisienne tout en profitant d’un cadre de vie plus paisible. Avec ses parcs et ses promenades, elle offre une manière différente de vivre la retraite, à seulement quelques kilomètres de la capitale.
Source : INSEE

