Plafonnement des arrêts maladie : un salarié sur deux présente des signes de détresse psychologique au travail
Le 1er septembre, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé ses préoccupations concernant le nouveau durcissement des règles sur les arrêts maladie. Dans une interview, elle a déclaré : « Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on va résoudre les symptômes et la maladie, […] stigmatiser les malades ne sert à rien. » Cette déclaration fait écho aux récentes mes gouvernementales visant à plafonner les arrêts maladie à un mois lors de la première prescription, avant un éventuel renouvellement.
Cette réforme intervient dans un contexte de hausse des coûts de la vie, notamment une augmentation de 6 % des prix des produits frais et de 17 % des prix de l’énergie, touchant l’ensemble des travailleurs. Binet souligne que cette rentrée est marquée par une « rentrée du déclassement » pour les salariés, dont les salaires n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la pandémie.
Selon un rapport, un salarié sur deux présente des signes de détresse psychologique, avec un tiers des employés se déclarant au bord du burn-out. Ce phénomène est attribué à une pression croissante au travail, où les employés doivent souvent « faire plus avec moins », ce qui nuit à leur bien-être.
Binet appelle à une prise de conscience des causes profondes de l’augmentation des arrêts maladie, indiquant que la réponse ne réside pas dans des mes restrictives, mais plutôt dans une amélioration des conditions de travail et une reconnaissance des droits des travailleurs.
À l’approche de l’élaboration du budget gouvernemental, elle a également évoqué la nécessité de mobilisations, notamment avec une grève prévue le 29 septembre, pour défendre les salaires et les services publics.
Source : Franceinfo

