Le mécanisme antique d’Anticythère enfin décrypté ?
FAIT PRINCIPAL
Le mécanisme d’Anticythère, découvert en 1900 dans une épave près de l’île grecque d’Anticythère, est reconnu comme le premier calculateur astronomique complexe de l’histoire. Une récente étude menée par l’équipe de recherche d’Antikythera à l’université de Londres a révélé de nouvelles informations sur son fonctionnement.
CONTEXTE FACTUEL
En 1900, le scaphandrier Elias Stadiatis a remonté des artefacts d’une épave romaine, dont des statues et un amas de métal qui s’est avéré être le mécanisme d’Anticythère. Ce dernier, constitué de 82 fragments, a longtemps été considéré comme une machine à engrenages d’une grande sophistication, capable de calculer les positions des astres. Les recherches menées au cours du XXe siècle ont mis en évidence sa complexité, mais des questions demeurent sur certaines de ses fonctions.
DONNÉES OU STATISTIQUES
L’étude de mars 2021 a permis de mieux comprendre les trains d’engrenages du mécanisme, notamment ceux situés à l’avant. Ce mécanisme est daté d’environ 60 à 70 avant notre ère, et des indications suggèrent qu’il pourrait avoir été conçu vers 200 avant notre ère. Les nouvelles analyses ont révélé qu’il pouvait prédire les éclipses, utilisant un cycle de 223 lunaisons, connu sous le nom de saros.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette avancée remet en question notre compréhension des capacités techniques des Grecs anciens, suggérant qu’ils avaient développé des connaissances astronomiques et mécaniques bien plus avancées que ce que l’on pensait jusqu’à présent.
SOURCE
Article basé sur des recherches de l’équipe d’Antikythera, université de Londres.

