Tchad : Au procès d’Abdoulaye Miskine, la défense remet en question la crédibilité des parties civiles
Le procès d’Abdoulaye Miskine, chef et fondateur du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), ainsi que de trois coaccusés, s’est poursuivi le 31 août 2026 à Ndjamena. Ce dernier, arrêté en 2019, fait face à des accusations graves, notamment la création d’un mouvement insurrectionnel, viol, assassinat, torture et séquestration.
La troisième journée d’audience a été marquée par l’audition de parties civiles ayant fait le déplacement depuis la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine. Les deux premières audiences avaient été reportées en raison de l’absence de ces témoins.
Mahamat Diga Dimbaye, coordinateur national des associations de la société civile (Cascidho), a déclaré : « Les victimes reprochent à Abdoulaye Miskine des viols, des tueries, des tortures, des disparitions forcées. Nous affirmons qu’il y a eu crime contre l’humanité, car Miskine a ciblé les communautés tchadiennes à la frontière, les a tuées et a pris leurs biens. »
Cependant, la défense d’Abdoulaye Miskine conteste la véracité des déclarations des parties civiles, mettant en lumière des incohérences dans leurs témoignages concernant les dates et les lieux. Dimbaye a réagi à ces attaques en affirmant que les questions soulevées par la défense ne touchaient pas au fond du dossier, mais visaient à perturber les victimes.
La suite des instructions et les réquisitions du ministère public sont programmées pour le mardi suivant, avant les plaidoiries des avocats. Abdoulaye Miskine et ses coaccusés restent incarcérés au Tchad en attente de jugement.
Source : RFI

