Rentrée scolaire : les propositions des candidats à la présidentielle 2027 pour réformer l’école
L’éducation est un enjeu majeur des programmes présidentiels à chaque élection. À l’approche de la rentrée scolaire du 1er septembre, qui précède l’élection d’un nouveau président en mai prochain, les candidats font de l’école une priorité dans leurs propositions.
Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Gabriel Attal, et d’autres candidats présentent des idées variées. Voici un aperçu de leurs propositions.
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon propose un plafond de 19 élèves par classe pour la rentrée 2027, du primaire au lycée. Pour atteindre cet objectif, il envisage un recrutement massif d’enseignants, une augmentation salariale, ainsi que la titularisation des contractuels. Il vise également la gratuité des services scolaires tels que la cantine et les transports. Mélenchon critique l’enseignement privé sous contrat et propose des pénalités pour les établissements qui contribuent à la ségrégation scolaire.
Marine Tondelier
Marine Tondelier, candidate écologiste, veut réduire la taille des classes à 19 élèves d’ici 2032, et à 12 dans les établissements classés en éducation prioritaire. Elle propose une augmentation de 15 % des salaires des enseignants sur cinq ans et intègre une dimension écologique dans l’éducation. Tondelier souhaite également instaurer un congé climatique pour les parents touchés par des événements climatiques.
Raphaël Glucksmann
Raphaël Glucksmann, chef de file de Place publique, propose un « plan de sauvetage de l’école publique » sur cinq ans. Il prévoit une hausse de 10 % des salaires des enseignants, pouvant atteindre 25 % pour ceux en milieu de carrière. Glucksmann souhaite réduire les effectifs en classe et imposer la mixité sociale dans toutes les écoles subventionnées.
Gabriel Attal
Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation nationale, prévoit de ramener les classes de primaire à 20 élèves maximum. Il propose des changements au collège, comme un certificat d’études avant d’accéder à la classe de 6e, et une année passerelle pour les élèves en difficulté. Attal met également l’accent sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans l’enseignement.
Édouard Philippe
Édouard Philippe fait de la revalorisation salariale une priorité, avec une augmentation de 20 % des salaires des enseignants sur le quinquennat. Il propose de créer des écoles normales plus exigeantes et envisage des sanctions pour les parents d’élèves ayant des comportements perturbateurs. Philippe défend une approche progressive de l’intelligence artificielle dans l’éducation.
Bruno Retailleau
Bruno Retailleau, candidat des Républicains, prône une école axée sur le mérite et les savoirs fondamentaux. Il souhaite redonner de l’autonomie aux établissements et renforcer l’autorité scolaire. Retailleau propose de confier l’orientation et les lycées professionnels aux régions et entreprises pour mieux répondre aux besoins économiques.
Marine Le Pen
Marine Le Pen met l’accent sur le renforcement des savoirs fondamentaux, comme le français et les mathématiques. Elle prône une discipline stricte dans les établissements scolaires et défend le port de l’uniforme. Le Pen souhaite également réformer le collège et développer les filières professionnelles avec un « collège modulaire ».
Ces propositions reflètent une diversité d’approches pour réformer l’éducation en France, avec des objectifs variés en matière de taille des classes, de revalorisation salariale et d’intégration de nouvelles technologies.
Source : La Croix

