Artémis III : quelle sera l'altitude de la mission en orbite terrestre ?

Coincée en orbite terrestre pour sa future mission en 2027, la capsule Artémis III va devoir évoluer avec prudence. Pour protéger son équipage, la NASA a calculé une trajectoire très précise afin de slalomer entre les débris des méga-constellations et les radiations spatiales.

La mission Artémis III, prévue pour 2027, ne se rendra pas sur la Lune comme initialement prévu, mais effectuera des opérations en orbite terrestre. Cette mission se déroulera à une altitude relativement basse, à quelques centaines de kilomètres de la surface de la Terre, dans ce qu’on appelle l’orbite terrestre basse, similaire à celle de la Station spatiale internationale (ISS).

La NASA a précisé lors d’un échange avec le média Ars Technica le 10 juin, que la capsule suivra une trajectoire circulaire inclinée à -33 degrés, avec une altitude idéale autour de 425 kilomètres.

Un « sweet spot » à 425 kilomètres d’altitude

Pour cette mission, la NASA a élaboré une stratégie d’orbite précise, considérée comme un « sweet spot », qui équilibre les menaces de débris spatiaux et de radiations cosmiques. Jeremy Parsons, directeur du programme Artémis, a souligné que cette altitude est un compromis vital pour la sécurité de l’équipage.

Au-dessus de la capsule Orion, se trouvent de nombreuses méga-constellations de satellites, comme Starlink et Amazon Leo, qui imposent une limite à l’altitude de la mission, ne pouvant pas dépasser 448 kilomètres.

La menace des débris et des radiations

Les débris spatiaux et les micrométéorites représentent un danger significatif, car ils sont difficiles à détecter. À une vitesse de 28 000 km/h, même un petit fragment peut causer des dommages importants. La dépressurisation de la cabine serait également une menace potentiellement fatale pour l’équipage.

Bien que la NASA ait envisagé des orbites plus élevées pour éviter ces dangers, elle a finalement opté pour cette altitude pour minimiser l’exposition aux radiations, notamment celles présentes dans la ceinture de Van Allen.

Cette mission de qualification se concentre sur les tests des véhicules fournis par SpaceX et Blue Origin, qui seront utilisés pour de futures missions lunaires à partir d’Artémis IV.

Source : Numerama

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