Un deuxième animateur du centre de loisirs de Tarnos mis en cause pour des envois à caractère pornographique visant une mineure
Un animateur du centre de loisirs de Tarnos, situé dans les Landes, a été écarté de ses fonctions à une semaine de la rentrée scolaire en raison de faits jugés « pas compatibles avec la profession ». Cette décision a été confirmée ce lundi 31 août 2026 par le maire de la ville, Marc Mabillet, ainsi que par la directrice du centre, Isabelle Chaise. Une procédure de licenciement a été engagée à son encontre, et il lui a été demandé de ne plus se présenter à son poste jusqu’à l’entretien préalable.
L’animateur est soupçonné d’avoir envoyé des documents à caractère pornographique à une mineure, bien que ces faits se soient produits « avant qu’il ne soit salarié du centre de loisirs » et « n’aient pas eu lieu dans les Landes », précise Isabelle Chaise. Cette information a été portée à sa connaissance par une mère, qui a signalé les agissements de l’animateur.
Cette affaire survient alors qu’en juillet dernier, un autre animateur du même centre, âgé d’une trentaine d’années, a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur des enfants au sein de l’établissement. Ce dernier, après avoir été placé en détention provisoire, a été remis en liberté début août sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de se rendre dans les Landes et d’entrer en contact avec des enfants. À ce jour, quatorze plaintes ont été déposées par des familles, selon l’association SOS Périscolaire.
Dans le cadre du projet de loi sur la protection des enfants, un « fichier des interdits d’écoles » est en cours d’élaboration. Ce dispositif vise à écarter les professionnels de l’éducation dont le comportement avec des mineurs est mis en cause, afin de garantir la sécurité des enfants dans les établissements scolaires. Cette me a été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et doit encore être adoptée par le Sénat en octobre.
Écrit avec AFP

