Rentrée des classes marquée par la fin de la séparation des sexes dans l’éducation nationale.

Archive. Il y a 50 ans, la dernière rentrée des classes avant la mixité généralisée

La dernière rentrée des classes avant la mixité généralisée

La rentrée scolaire de septembre 1976 a marqué un tournant dans l’histoire de l’éducation en France, avec plus de 12 millions d’élèves et 600 000 enseignants dans les établissements. Cette rentrée était la dernière avant la mise en œuvre de la réforme Haby, adoptée en juillet 1975 sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Portée par le ministre de l’Éducation, René Haby, cette réforme a introduit le principe de la mixité dans l’ensemble des écoles publiques, mettant ainsi un terme progressif aux établissements réservés aux filles ou aux garçons, notamment pour le cours préparatoire et la classe de sixième.

La réforme a également instauré le collège unique, obligeant tous les élèves à intégrer le même établissement pour une durée de quatre ans. Avant cette réforme, l’orientation scolaire se faisait dès la fin du CM2 vers des filières prestigieuses (le lycée) ou des filières courtes (CEG/CET). En 1976, l’enseignement de la maternelle a connu une forte expansion, accueillant 2 300 000 élèves, soit 36 000 de plus que l’année précédente. En outre, près de la totalité des enfants de deux à cinq ans étaient scolarisés, avec un taux de 96 % pour les enfants de quatre ans, 82 % pour ceux de trois ans, et 28 % pour les enfants de deux ans.

À cette époque, l’école était obligatoire seulement à partir de six ans, et les pouvoirs publics tentaient d’alléger les effectifs par classe, avec un objectif fixé à 35 élèves, soutenu par la création de nouveaux postes d’enseignants. En ce qui concerne le primaire, moins de quatre millions d’élèves faisaient leur rentrée, soit une diminution de 30 000 par rapport à l’année précédente, confirmant une tendance à la baisse amorcée depuis plusieurs années. Le collège accueillait 2 600 000 élèves, tandis que 750 000 étaient inscrits au lycée. Enfin, le baccalauréat demeurait un diplôme élitiste, avec seulement un quart des candidats l’obtenant. Les séries A, B, C, D et E structuraient le lycée général, le baccalauréat professionnel n’étant pas encore créé, ce qui se fera en 1985.

Source : DNA

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