La vie de Bryan 2.0 : milliardaires et peaux de chagrin
Bryan Johnson, un milliardaire américain, consacre sa vie à la quête de l’immortalité, investissant à la fois sa fortune et son temps dans des projets de médecine anti-âge. Son cas soulève des questions sur les désirs humains face aux avancées scientifiques, évoquant la notion de la « peau de chagrin » de Balzac, où plus on désire vivre, plus on s’éloigne de la vie.
Depuis plusieurs années, Johnson s’est engagé dans un projet ambitieux visant à prolonger la durée de vie humaine en bonne santé. Bien qu’il soit souvent perçu comme un pionnier dans le domaine de la médecine anti-âge, ses efforts mettent en lumière des désirs archaïques liés à la peur de la mort. En effet, la science a révélé des mécanismes de vieillissement qui pourraient être inversés, rendant cette quête moins absurde qu’elle n’y paraît au premier abord.
En 1993, des chercheurs ont identifié chez un ver de terre, le Caenorhabditis elegans, un gène dont la neutralisation permet d’augmenter d’un tiers la durée de vie de l’organisme. Cette découverte a ouvert la voie à des recherches sur le vieillissement, bien que la transposition de ces résultats à l’humain reste complexe et controversée.
La recherche sur le gène daf-2, découverte par Cynthia Kenyon, vice-présidente de Calico, une filiale de Google, a été un tournant dans l’étude de l’allongement de la vie. Toutefois, la possibilité de transposer ces résultats à l’homme soulève encore de nombreuses interrogations.

