Publié le 12 juin 2026 à 19h17 – Dernière mise à jour le 12 juin 2026 à 19h17
Le pacte sur la migration et l’asile commencera à s’appliquer dans tous les États membres de l’UE, ce vendredi 12 juin 2026. Adopté en mai 2024, le pacte a révisé le cadre de l’UE en matière de migration et d’asile et constitue désormais la pièce maîtresse de la nouvelle approche de l’UE en matière de migration. Pour la première fois, l’UE dispose d’un cadre global en matière de migration et d’asile, doté d’une protection solide des frontières extérieures, de règles d’asile équitables et fermes et d’un équilibre entre solidarité et responsabilité.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré: « La migration est un défi européen qui doit être relevé avec une solution européenne. Une approche efficace, juste et ferme. C’est ce que le pacte sur la migration et l’asile apporte: des frontières extérieures plus sûres, une solidarité entre les États membres et des procédures d’asile et de retour plus efficaces. Et pour s’attaquer ensemble aux causes profondes de la migration, nous continuons de renforcer nos relations avec nos partenaires mondiaux »
L’UE a ouvert un nouveau chapitre sur la migration et l’asile, dont le pacte sur la migration et l’asile est un élément essentiel. Il s’accompagne d’une diplomatie migratoire affirmée, d’une protection des frontières technologiquement avancée (avec le système d’entrée/sortie déployé et pleinement appliqué) et de nouvelles règles visant à rendre les retours plus rapides et plus efficaces, comme indiqué dans la stratégie européenne de gestion de l’asile et de la migration. La nouvelle approche donne déjà de bons résultats, avec une diminution de 55 % du nombre de franchissements illégaux des frontières par rapport à il y a deux ans.
Les principaux éléments du pacte sur la migration et l’asile sont les suivants:
- Sécuriser les frontières extérieures, grâce à un nouvel enregistrement obligatoire et à des contrôles de sécurité approfondis de tous les migrants en situation irrégulière qui franchissent illégalement les frontières de l’UE, accélérer les procédures à la frontière dans les zones frontalières pour les personnes dont il est peu probable qu’elles aient besoin d’une protection, présenter un risque pour la sécurité ou induire les autorités en erreur, et procéder à des retours rapides – sans que la personne ne soit autorisée à entrer sur le territoire de l’UE.
- Des procédures d’asile fermes et équitables, y compris des délais plus courts pour les procédures d’asile, des règles plus strictes pour les demandes abusives et les demandes ultérieures, et des règles visant à mieux prévenir les mouvements secondaires.
- Des normes à l’échelle de l’UE en matière de conditions d’accueil, garantissant des normes d’accueil dignes dans l’ensemble de l’UE, réduisant les incitations aux mouvements secondaires et facilitant un accès plus rapide au marché du travail (déjà après six mois).
- Un juste équilibre entre solidarité et responsabilité, avec un mécanisme de solidarité obligatoire permanent et la possibilité pour les États membres de contribuer à la solidarité de manière flexible, en tenant compte de la situation spécifique de chaque État membre. Il comprend également des règles plus claires sur l’État membre responsable du traitement d’une demande d’asile, ainsi que des procédures plus rapides de transfert des demandeurs vers l’État membre responsable.
- Des garanties solides, afin de garantir le respect des droits fondamentaux, y compris un mécanisme de contrôle indépendant pendant le filtrage et la procédure d’asile à la frontière.
À partir de ce vendredi 12 juin, les nouvelles règles seront pleinement applicables et les États membres pourront les appliquer dans la pratique. Pour marquer cette étape importante, le commissaire aux affaires intérieures et à la migration, Magnus Brunner, a participé à une conférence ministérielle informelle organisée par la présidence chypriote du Conseil à Nicosie.
Prochaines étapes
Les principaux piliers du nouveau système sont en place. Pour l’avenir, la mise en œuvre de cet ensemble complexe de réformes nécessite un travail juridique et opérationnel important. Les États membres continueront d’adapter et d’affiner les nouvelles procédures dans les mois à venir, avec le soutien continu de la Commission et des agences de l’UE.
Parallèlement, la Commission, en collaboration avec les États membres, continuera de renforcer ses outils de diplomatie migratoire et de travailler avec ses partenaires internationaux, y compris les pays d’origine et de transit, tout en veillant à ce que l’UE dispose des règles et des processus nécessaires pour attirer les compétences dont elle a besoin pour stimuler la compétitivité de nos économies.
Source : Commission européenne
