Lutter contre la haine en ligne n’est pas une atteinte à la liberté d’expression – 50-50 Magazine

Lutter contre la haine en ligne n’est pas une atteinte à la liberté d’expression : c’est un impératif démocratique

Dans une tribune publiée en juillet, neuf député·es d’extrême droite critiquent l’annonce gouvernementale de soutien à une coalition d’associations engagées dans la lutte contre la haine en ligne, faite par Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes. L’association Osez le Féminisme dénonce ce texte comme une manipulation idéologique et souligne que la haine sexiste en ligne est un phénomène massif qui nécessite une réponse ferme.

Chaque jour, des milliers de filles et de femmes sont ciblées sur les réseaux sociaux en raison de leur sexe, qu’elles soient militantes, journalistes ou anonymes. En France, 73 % des femmes actives en ligne affirment avoir déjà été victimes de cyberviolences sexistes. Des contenus violents, tels que des appels au viol et des deepfakes pornographiques, circulent sans modération suffisante.

Ces violences numériques ne sont pas isolées. Elles sont diffusées par des influenceurs et relayées par des communautés sur des plateformes comme 4chan et Discord, saturant l’espace numérique de messages antiféministes. Cette situation contribue à réduire les femmes au silence et à dissuader les survivantes de témoigner, tout en renforçant la culture du viol.

Les discours de haine ne doivent pas être considérés comme des opinions, mais comme des vecteurs de radicalisation violente. En France, l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881 punit toute provocation à la discrimination ou à la haine. De plus, le Règlement (UE) 2022/2065, connu sous le nom de Digital Services Act, impose aux plateformes des obligations claires en matière de modération des contenus illégaux.

Asr le respect de ces cadres légaux est essentiel pour garantir une véritable liberté d’expression pour tous. Osez le Féminisme appelle à un soutien renforcé à la lutte contre la haine en ligne, sans céder aux tentatives de disqualification idéologique.

Source : Osez le Féminisme

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