L’ONU appelle à des réparations concrètes pour l’héritage de l’esclavage.

Héritage de l’esclavage : au-delà des excuses, l’ONU appelle à des réparations concrètes

Héritage de l’esclavage : l’ONU appelle à des réparations concrètes

Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) a récemment exhorté les États à adopter une approche globale de justice réparatrice, en intégrant des mes d’indemnisation, de restitution, de réhabilitation et de réformes structurelles. Selon le CERD, le passage du temps ne peut justifier le refus des États de reconnaître les injustices historiques ni d’implémenter des mes de justice réparatrice pour ces crimes.

Le Comité préconise des mes de réparation de grande envergure, incluant des actions pécuniaires, non pécuniaires et structurelles, telles que la restitution, l’indemnisation, la réhabilitation, la satisfaction et les garanties de non-répétition. Le CERD, composé de 18 experts indépendants des droits de l’homme, est chargé d’examiner les rapports des pays membres concernant leurs efforts contre le racisme et la discrimination.

Dans ce contexte, les experts ont souligné que « l’élimination de la discrimination raciale ne peut être efficace, complète ou durable sans un engagement total à examiner et à réparer les préjudices et les conséquences persistantes de la traite des Africains réduits en esclavage et de l’esclavage racialisé ». Ils insistent sur le fait que les excuses doivent être accompagnées de mes concrètes.

Pour asr l’efficacité des réparations, le CERD recommande l’élaboration de plans d’action nationaux avec des échéances précises, en collaboration avec les personnes d’ascendance africaine et les comités chargés des réparations. Le Comité appelle également à la révision des lois et politiques qui perpétuent le racisme ou entravent la justice réparatrice.

En outre, le CERD a examiné la responsabilité des acteurs privés, tels que les entreprises et institutions financières, qui ont profité de la traite des Africains réduits en esclavage. Il appelle les États à s’asr que ces acteurs contribuent à la justice réparatrice en reconnaissant leur rôle historique et en ouvrant les archives pertinentes.

Le Comité met en lumière que les préjudices liés à l’esclavage continuent de se manifester sous forme de discrimination raciale systémique et d’inégalités structurelles, notamment à travers des violences racialisées et des disparités en matière d’éducation et de santé.

Source : UN News

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