Pénalités imposées à Shein, Temu et AliExpress par les autorités contre la fast-fashion

Pénalités contre la fast-fashion : Shein, Temu et AliExpress dans le viseur des autorités

Pénalités contre la fast-fashion : Shein, Temu et AliExpress dans le viseur des autorités

31 août 2026 à 16h39
Durée de lecture : 2 minutes

À partir du 1ᵉʳ septembre, les producteurs de vêtements seront soumis à des pénalités financières si leurs produits relèvent de la mode ultra éphémère. Les tarifs sont fixés à 50 centimes pour un slip ou des chaussettes, 6 euros pour une chemise ou un pull, 9 euros pour un jean, et 12 euros pour un manteau. Ces montants, établis par un arrêté publié le 28 août, augmenteront progressivement jusqu’en 2030, avec un plafond de 50 % du prix de vente hors taxe. L’objectif est de freiner l’ultra-fast-fashion, conformément à la loi adoptée en début d’été.

Éloïse Bazin, chargée de plaidoyer à Oxfam, a exprimé des réserves sur ce dispositif, soulignant que son périmètre est trop restreint. Le nouveau cadre, qui se base sur la largeur de gamme et l’indice de réparation, cible principalement les plateformes chinoises comme Shein, AliExpress et Temu, laissant de côté des enseignes françaises telles que Zara, H&M et Kiabi.

Bazin a noté que ces marques historiques ont installé un modèle de surproduction textile, avec des volumes toujours plus importants et des collections renouvelées à un rythme effréné. Une enquête du collectif, publiée en avril 2026, a révélé que 49 % des vêtements non réemployables provenaient d’enseignes de fast-fashion de première génération, contre seulement 5 % de l’ultra-fast-fashion.

Cette initiative vise à répondre à des préoccupations croissantes concernant l’impact environnemental de la fast-fashion, mais soulève des questions sur l’efficacité de la me face à l’ensemble du secteur.

Source : Reporterre

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