Google assouplit sa politique de lutte contre le « référencement parasite » pour éviter de nouvelles sanctions en Europe
Google a récemment modifié sa politique concernant le « référencement parasite », une pratique jugée pénalisante pour les médias d’actualité. Cette décision intervient alors que l’Union européenne a infligé près de 900 millions d’euros d’amendes au géant technologique dans le cadre du Digital Markets Act (DMA).
Face à la pression du régulateur européen, Google a décidé d’adapter sa politique relative à l’abus de la réputation d’un site, qui avait suscité des critiques parmi les éditeurs. La politique en question visait à lutter contre le « parasite SEO », une méthode consistant à publier des pages de tiers sur un site réputé pour améliorer son propre référencement.
La Commission européenne, en tant que gendarme de la concurrence, a ouvert une enquête sur les pratiques de Google au titre du DMA. Les investigations ont révélé que cette politique avait pour effet de rétrograder des sites web et des contenus de médias d’actualité dans les résultats de recherche lorsque ces derniers incluaient du contenu de partenaires commerciaux.
À partir du 30 août, Google a annoncé que les mes de rétrogradation ne s’appliqueraient plus aux États membres de l’UE, ainsi qu’à l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein.
En outre, la Commission européenne a rendu deux décisions le 23 juillet 2026 concernant le non-respect du DMA par Google. La première portait sur l’auto-préférence des services de l’entreprise sur Google Search, tandis que la seconde concernait des restrictions empêchant les entreprises de diriger les consommateurs vers d’autres canaux d’achat moins chers sur Google Play. Ces violations ont conduit à des amendes respectives de 460 millions d’euros et de 430 millions d’euros.
Cette situation a également suscité des réactions au niveau international, le président des États-Unis, Donald Trump, ayant menacé l’Union européenne de lourdes sanctions et annoncé l’ouverture d’une enquête.
Source : L’Informaticien

