Algues vertes : L’État intensifie les analyses en Bretagne
L’État français a été critiqué pour son inaction face à la prolifération des algues vertes sur le littoral breton. Ce constat ne provient pas seulement des maires et des associations environnementales, mais aussi de la Cour des comptes, qui a exigé des mes plus efficaces pour lutter contre ce problème persistant depuis plus de trente ans.
La Cour a souligné les défaillances dans la gestion des pollutions, notamment la responsabilité du secteur agricole. En réponse, l’État a annoncé une nouvelle stratégie pour améliorer la qualité de l’eau en Bretagne. Cette annonce a été faite peu avant la visite d’Amélie de Montchalin dans la région.
Parmi les mes phares, l’État a prévu d’intensifier les analyses de sols pour mer les niveaux d’azote, un nutriment reconnu comme principal responsable de la prolifération des algues vertes. Les analyses cibleront d’abord les exploitations agricoles à risque élevé de fuites de nitrates. En cas de résultats insatisfaisants, des plafonds d’azote pourraient être imposés, bien que les modalités restent floues.
En outre, des « bandes enherbées de protection » de 10 mètres seront établies le long des rivières pour mieux protéger les cours d’eau. Cette me a été conçue en collaboration avec l’association Eaux et rivières. Parallèlement, la couverture des sols hors période de culture sera renforcée pour limiter le ruissellement des nutriments.
Entre 2010 et 2024, les concentrations en nitrates dans les cours d’eau bretons ont diminué de 23 %. Cependant, l’État reconnaît que l’amélioration de la qualité de l’eau a ralenti ces dernières années. Actuellement, seules huit baies sont sous un plan de lutte actif, mais la nouvelle stratégie élargit la surveillance à d’autres zones, représentant environ 20 % de la surface agricole bretonne.
Source : 20 Minutes.

