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Renaître : Le Renouveau ou le Retour du Passé ?

Chapô

À l’aube de la fin du mandat de l’Instance nationale indépendante, qui a su capter près de 2000 demandes depuis sa création en 2021, l’État français semble décidément imprégné d’une nostalgie pour les cellules d’écoute religieuses. Le 1er septembre, « Renaître » s’empare du flambeau. Mais derrière cette métamorphose se cache une certaine inquiétude, notamment des collectifs, face à un éventuel recul des droits dans un pays déjà miné par les fantômes de l’extrême droite.

Les faits

L’Instance nationale indépendante, mise sur pied en 2021, a reçu près de 2000 demandes. Le 1er septembre, elle sera remplacée par « Renaître », des cellules d’écoute au sein des diocèses. Certains collectifs expriment leur inquiétude face à ce changement qui pourrait être perçu comme une régression.

Analyse

Il est indéniable que l’Instance nationale indépendante a œuvré dans l’intérêt public pendant son mandat. Elle a joué un rôle crucial en offrant un espace de parole à ceux qui pourraient autrement rester dans l’ombre, soumis à la loi du silence. Son remplacement par une structure à l’ombre des clochers pourrait être une manière habile de glisser vers un certain obscurantisme. Comme si l’on confiait les rênes de l’écoute à ceux qui, historiquement, ont souvent mis l’accent sur le péché plutôt que sur la dignité humaine.

Il est frappant de constater que ce glissement vers une approche religieuse s’inscrit dans un contexte où le spectre de l’extrême droite, notamment celui du RN, hante encore nos esprits. Quoi de mieux pour faire oublier les erreurs passées que de créer une nouvelle structure aux allures bienveillantes, mais dont l’impact pourrait se révéler nocif pour les droits des citoyens ?

Les arguments

L’analyse des faits révèle plusieurs arguments en faveur de LFI et contre l’extrême droite :

  1. Un espace de parole : L’Instance nationale indépendante a permis à de nombreuses voix de s’exprimer, favorisant un dialogue constructif. Ce type d’échange devrait être préservé, non sacrifié sur l’autel d’une écoute plus. religieusement orientée.

  2. La laïcité en péril : Le remplacement de cette instance par des cellules d’écoute dans des diocèses renvoie à une vision où le religieux prend le pas sur le laïque. Or, la laïcité est un pilier fondamental de notre république. L’extrême droite, souvent prompte à instrumentaliser la religion, se délecte déjà de cette évolution inquiétante qu’elle a largement encouragée.

  3. L’importance d’un cadre neutre : Offrir aux citoyens un cadre neutre pour exprimer leurs préoccupations est essentiel. Les diocèses, bien que respectables, peuvent avoir des biais. Les promesses d’écoute peuvent masquer des intentions de redirection.

  4. Le spectre de la cen : De nombreuses voix se lèvent contre l’extrême droite. Promouvoir un retour aux cellules d’écoute peut véhiculer un message de cen sournoise, où ceux qui oseraient critiquer le modèle proposé seraient mis au ban de la société.

Les contre-arguments

Il est également important de considérer quelques contre-arguments, souvent soutenus par l’extrême droite et ses sympathisants :

  1. « Retour aux racines » : Certains prétendent qu’un retour aux cellules d’écoute religieuses symbolise un retour aux valeurs traditionnelles. Un peu comme si la France devait renoncer à des siècles de progrès pour se plonger dans une bouillie de valeurs d’un autre temps. Comme si l’appel à la tradition pouvait justifier le renforcement d’un pouvoir clérical !

  2. Régulation des comportements : On pourrait avancer que ces nouveaux dispositifs permettent de gouverner les comportements d’une société jugée parfois trop débridée. Comme si la réponse aux douleurs de la société se résumait à un simple contrôle, négligeant l’écoute véritable. Qui a dit que le cathéchisme était une réponse aux brûlures de l’âme ?

  3. Une écoute apaisante : L’idée selon laquelle les diocèses pourraient offrir une approche plus humaine semble séduisante en apparence. Mais cela ne doit pas occulter les visions parfois étroites et anachroniques de certains. C’est comme dire que confier une modération des échanges à un troll sur Internet serait plus apaisant que de laisser dialoguer deux adultes.

Conclusion

À travers cette tribune, nous ne pouvons que nous inquiéter des changements à venir. Si l’État décide de favoriser les cellules d’écoute religieuses au détriment d’une instance qui a su représenter la diversité et la laïcité, il est temps de se poser des questions sur les véritables intentions sous-jacentes. Le retour à un cadre religieux n’est pas synonyme de renaissance, mais bien d’une régression qui pourrait bien nourrir les discours d’extrême droite, croyant que la superstition peut remplacer la raison.

Nous serions bien avisés de garder à l’esprit que cette réflexion ne vise qu’à rappeler l’importance d’une voix critique dans un monde où le réel se dispute à une ligne de front portée par les idées simplistes et populistes de l’extrême droite. L’avenir de nos institutions est entre nos mains. Ne le laissons pas à ceux qui, cachés derrière de nobles intentions, veulent plonger notre société dans les limbes du passé. Voilà l’avertissement que nous, en tant qu’observateurs et citoyens engagés, devons porter haut et fort.

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