Conformément aux recommandations d’un groupe d’experts chargé d’évaluer la charge de travail des joueurs, et dans le cadre de la convention FFR-LNR 2026-2031, 33 internationaux français verront leur temps de jeu encadré lors de la prochaine saison. Ces joueurs devront bénéficier d’un week-end de repos pour chaque période de quatre week-ends, ou de deux week-ends de repos pour une période de huit week-ends. Les choix seront effectués en concertation avec les managers des clubs et le sélectionneur, au sein d’un comité de pilotage.
Neuf feuilles de match en Bleu
Depuis plusieurs saisons, les entraîneurs veillent à ne pas faire jouer consécutivement trop de matchs à leurs internationaux. À Toulouse, Ugo Mola s’adapte régulièrement à l’absence de ses joueurs clés, tout comme à Bordeaux, où Yannick Bru avait placé cette question au centre de ses préoccupations après une saison 2023-2024 marquée par une lourde défaite en finale du Top 14. C’est la première fois que cet encadrement est formalisé, représentant une avancée significative dans un rugby français souvent tiraillé entre les exigences du rugby professionnel et celles de l’équipe nationale.
« Tous les managers comprennent que pour performer durablement, il est essentiel d’accorder des moments de récupération à nos meilleurs joueurs. Nous essayons tous de le faire en fonction de nos capacités », souligne Sébastien Piqueronies, manager de la Section Paloise. « Je crois beaucoup au bon sens. »
L’identité des 33 joueurs concernés par cette me n’est pas divulguée afin d’éviter toute confusion avec la liste des 45 joueurs éligibles pour les crédits internationaux au salary cap, arrêtée au printemps dernier après le dernier Tournoi des Six Nations.
Source : FFR-LNR.

