Nigeria : Saisie de plus de 47.000 comprimés de captagon
L’Agence nationale de lutte contre le trafic de stupéfiants du Nigeria (NDLEA) a annoncé, le dimanche 30 août, la saisie de plus de 47.200 comprimés de captagon, une drogue synthétique puissante, destinée au nord du pays, une région touchée par des violences jihadistes depuis plus de 17 ans.
Selon le porte-parole de la NDLEA, Femi Babafemi, un suspect, Akinbile Kazeem Aikins, a été arrêté après avoir introduit ces pilules depuis le Ghana, ainsi que des millions d’opioïdes cachés dans des barres de savon. Après son arrestation, Akinbile a déclaré qu’il devait livrer cette cargaison dans le nord du pays, dont la valeur marchande est estimée à 1,5 milliard de nairas, soit environ 966.000 euros, selon l’Agence France-Presse.
En juillet dernier, la NDLEA avait intercepté plusieurs milliers de kilos de substances illicites en une semaine. Deux mois plus tôt, environ 2,4 tonnes de métamphétamines, évaluées à près de 480 milliards de nairas (plus de 300 millions d’euros), avaient été découvertes dans un laboratoire clandestin au Nigeria.
Le captagon, parfois désigné comme « la drogue du jihad », est souvent utilisé pour financer des activités extrémistes dans des zones de conflit. Le Nigeria est confronté à une insurrection jihadiste dans le nord-est depuis 2009, ainsi qu’à des violences perpétrées par des bandes armées dans le nord-ouest et le centre du pays.
Un rapport du cabinet SBM Intelligence, publié le 26 août 2026, indique que près de 6 millions de dollars (un peu plus de 5 millions d’euros) de rançons ont été versés aux groupes armés entre juillet 2025 et juin 2026, un montant qui a triplé en un an. La branche historique de Boko Haram, le JAS, a été particulièrement bénéficiaire de ces paiements, notamment grâce à des kidnappings de masse.
Source : Agence France-Presse

