Jardin pollué au plomb : le combat d’Élodie pour faire reconnaître ses droits, 60 000 euros de dépollution.

Elle achète une maison et découvre que son jardin est pollué au plomb,

Pollution au plomb : le combat d’Émilie Dubois pour faire reconnaître ses droits

Émilie Dubois a découvert, après l’achat de sa maison en 2024 dans le secteur de Fondeyre à Toulouse, que son jardin était contaminé par le plomb, avec des niveaux dépassant les 350 mg par kilo de terre. Cette situation est liée à l’héritage de l’entreprise STCM, active dans le recyclage des batteries pendant plusieurs décennies. Bien que sa maison soit située en dehors du périmètre de dépollution établi par l’État, elle a rejoint un collectif de riverains qui lance une cagnotte pour financer une contre-expertise indépendante.

Alertée par ses voisins, Émilie a consulté la cartographie des services de l’État et a découvert que sa maison se trouve à seulement deux parcelles de la zone où les concentrations de plomb dépassent le seuil de 300 mg/kg, considéré pour envisager une dépollution. « La préfecture considère que je ne fais pas partie de la zone rouge », explique-t-elle. Elle a donc décidé de faire réaliser des prélèvements par un bureau d’études, qui ont confirmé la présence de plomb à des niveaux préoccupants.

Émilie estime avoir été victime d’un vice caché, affirmant que les anciens propriétaires avaient été informés de la situation dès 2022. Elle a engagé une procédure à leur encontre, mais cela ne résout pas la question de la dépollution. Le devis pour enlever 50 centimètres de terre contaminée et la remplacer par un sol non pollué s’élève à plus de 60 000 euros, une somme qu’elle ne peut pas se permettre.

Bien qu’elle ait sollicité la préfecture pour intégrer sa parcelle au plan de dépollution, elle n’a pas reçu de réponse favorable. Son cas alimente les critiques du collectif de riverains, qui considère la cartographie officielle trop restrictive. Selon Benoît Galtier, membre du collectif, « la pollution peut varier fortement entre deux terrains voisins », et les prélèvements réalisés ne suffisent pas à dresser une cartographie fiable.

Le collectif a identifié 84 parcelles autour de l’ancien site industriel, mais seulement 14 ont été retenues pour une dépollution. Les riverains contestent les critères pris en compte, notamment l’âge des occupants et l’utilisation actuelle des jardins. Émilie souligne que des maisons, qui ne sont pas dépolluées, pourraient être revendues à des familles avec enfants, ce qui pose un risque pour la santé.

Face à ce qu’ils qualifient d’absence de dialogue, une vingtaine de riverains ont décidé de saisir un avocat et de financer une expertise plus large. Une cagnotte, ouverte en juillet, a déjà recueilli environ 2 500 euros pour soutenir cette initiative. L’étude indépendante pourrait débuter en septembre ou octobre, avec pour objectif de mieux évaluer l’étendue de la pollution et de soutenir la demande de révision du plan de gestion.

Au-delà de la dépollution, les habitants souhaitent faire reconnaître la perte de valeur de leurs maisons, ainsi que d’autres préjudices. Émilie insiste sur l’urgence de la situation pour sa famille : « Aujourd’hui, j’ai la preuve qu’il y a plus de 300 mg de plomb dans mon jardin. Pourtant, je reste exclue du plan de dépollution. »

Source : La Dépêche du Midi

Source

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *